Rentrée "difficile" pour la plupart des agriculteurs (FNSEA)

Rentrée "difficile" pour la plupart des agriculteurs (FNSEA)
Les céréaliers sont touchés par une baisse des cours et une dégradation de la qualité (DR)

La FNSEA a tenu mercredi à alerter sur la rentrée "difficile" qui attend la plupart des filières, à l'exception sans doute de la viticulture.

Qualité du blé : ne pas "paniquer"

"Sur la qualité on lit beaucoup de choses, cessons de nous auto-paniquer nous-mêmes. Oui, il y a des problèmes de qualité sur un certain nombre de lots, n'en faisons pas une généralisation", a estimé Xavier Beulin. "On a des clients aujourd'hui en France comme à l'étranger, qui à force de lire que la qualité est pourrie d'un bout à l'autre du territoire, vont finir par se détourner du marché", s'est-il inquiété.

La proportion de blé dégradé par les intempéries est d’ailleurs encore en cours d'évaluation.

"On a une rentrée où beaucoup de sujets vont être difficiles à gérer (...), entre les grains, les fruits et légumes, les secteurs des viandes, laitiers...", s'est inquiété Xavier Beulin, président de la FNSEA, lors d'une rencontre avec la presse. Pour la viticulture, "je serai un peu plus nuancé parce que, au global, (ce secteur) aura plutôt des conditions satisfaisantes", a ajouté le patron de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles.

Les agriculteurs sont confrontés, selon lui, à un "cocktail difficile": des cours qui reculent sur les marchés mondiaux et notamment ceux des céréales et du colza, des contraintes environnementales et notamment le récent élargissement à quelque 4.000 communes supplémentaires de la directive nitrates, et une baisse des aides de la Politique agricole commune d'environ 10% à partir de 2014.

Sur la directive nitrates, la FNSEA attend d'ailleurs "avec une certaine inquiétude les conclusions de la Cour européenne (le 4 septembre, ndlr) sur le plan d'action de la France et en particulier sur un durcissement des mesures". Dans ces conditions, le syndicat va réunir un conseil d'administration exceptionnel le 9 septembre "pour regarder sur quels leviers (il) peut agir".

Bientôt une aide au stockage pour le lait 

Par ailleurs, la FNSEA,a demandé mercredi à la Commission européenne de saisir l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) sur l'embargo décrété par la Russie à l'encontre des produits alimentaires européens.   "Je ne comprends pas qu'on n'ait pas encore agi, qu'on n'ait pas saisi les instances de l'OMC",  explique Xavier Beulin. "La Russie ne peut pas être rentrée dans l'OMC avec tous les avantages que ça lui confère, et refuser les règles",  ajoute  le responsable syndical.

Par ailleurs, il confirme que la Commission va attribuer des aides au stockage au secteur laitier pour faire face aux situations de surcapacité dues à cet embargo, confirmant ainsi une information de l'agence de presse agricole Agrapresse.  La Commission européenne devrait  l'annoncer vendredi aux experts des États membres, alors qu'"un tiers des exportations de beurre de l'Union européenne sont destinées en temps normal" à la Russie, détaillait Agrapresse lundi.

Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, doit faire le point sur l'impact de l'embargo russe sur les produits alimentaires lors d'une réunion avec les professionnels du secteur le 3 septembre, avant une réunion exceptionnelle des ministres européens de l'Agriculture prévue le 5 septembre à Bruxelles.

 

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 1

fairytales

Ayez confiance .... Je s occupe de tout tu s occupes de rien . Et cela depuis des décennies on voit le bilan

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires