Réussir les semis de prairies

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Réussir les semis de prairies

Les graines des espèces fourragères sont très petites, en moyenne 500 graines par gramme contre 25 pour un blé. C’est dire la faiblesse des réserves qui permettent le développement de la plantule. L’implantation doit par conséquent être particulièrement soignée.

Soigner le lit de semences

  • fine et rappuyée en surface favorable à un semis de petites graines
  • meuble et homogène en profondeur pour assurer le développement du système racinaire

Derrière une céréale, la préparation du sol, en vue de l’implantation d’une prairie peut être simplifiée. Elle commence par un déchaumage dès les premières pluies. En général deux passages croisés d’outil à dents ou de Covercrop suffisent pour déraciner les chaumes, ameublir la terre sur 5 à 10 cm et assurer la levée des graines de céréales et autres adventices (que l’on pourra détruire mécaniquement juste avant le semis). On veillera à rouler la parcelle si le semis est différé de quelques semaines.

A la mise en place, la reprise peut être réalisée avec des outils animés comme la herse rotative. Ensuite, si l’outil n’est pas équipé d’un rouleau Packer, il est conseillé de rouler avant semis afin de mieux contrôler ensuite la profondeur de semis. On préférera les rouleaux de type Packer, spirale ou Cambridge qui ont l’avantage de ne pas trop lisser le sol.

Semer peu profond

Avant tout, quelque soit la saison choisie et le mode d’installation, la profondeur de semis doit être faible, inférieure à 1,5 cm. Les graines ne doivent pas pour autant rester en surface. Cette faible profondeur permet à la première tige de sortir rapidement et aux premières feuilles de commencer la photosynthèse qui prendra le relais des réserves de la graine.

Avec de petites graines et de faibles réserves nutritionnelles, plus le semis est profond et plus le nombre de plantules qui survivra sera faible.

Parmi les graminées, le brome constitue une exception. En effet, sa graine est nettement plus grosse de sorte que la terre peut être laissée légèrement motteuse comme pour une céréale. Par ailleurs, la profondeur de semis sera plus importante (3 à 5 cm).

Avec quel semoir ?

Le choix du semoir importe peu. Semoir à céréales ou épandeur centrifuge, c’est l’étalonnage qui est le plus important. Avec le semoir à céréales, il est conseillé de relever les bottes pour que la graine tombe sur le sol quasiment à la volée. La herse du semoir est suffisante pour les enfouir.

Pour l’épandeur centrifuge, c’est la répartition des graines qui est à contrôler. Travailler sur une grande largeur ne donnera pas de bons résultats, car les graines sont très légères. Une largeur de 6m est un bon compromis.

Par ailleurs, dans le cas de semis de mélanges d’espèces (graminées + légumineuses) avec des tailles et donc des poids différents, il est conseillé de semer la prairie par tranche de 1 ha (20 à 30 kg de mélange dans le semoir qu’il faut remuer régulièrement).

Tasser énergiquement

Aussitôt après le semis, il est important de tasser énergiquement la surface. L’objectif est d’assurer un contact étroit entre la graine et la terre fine. L’utilisation du cultipaker est conseillée à raison d’un ou plusieurs passages selon le type de sol et son degré d’humidité. Avant comme après le semis, on devrait pouvoir rouler à vélo sur le lit de semence…

A quelle dose ?

L’objectif est d’atteindre 300 à 500 plants par m2. Avec 20 kg de RGA, on en sème 1000 par m2. Inutile de prendre trop de sécurité en semant encore plus dense

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