Safer : Des avis responsables sur des dossiers passionnels

Patricia Olivieri

Huit membres du comité départemental de la Safer Auvergne récompensés pour leur engagement.

De l'aveu même des responsables concernés, l'engagement professionnel au sein de la Safer est certes exigeant, souvent délicat - tant en touchant au foncier on frôle le passionnel - mais formateur et enrichissant sans mauvais jeu de mot. Une implication qu'a tenue à saluer et récompenser la Safer Auvergne dans le cadre du cinquantenaire de la société foncière célébré en 2010. Aussi, son président, Christian Liabeuf, avait fait le déplacement mardi dans un département qu'il connaît bien pour y avoir officié en tant que président intérimaire du comité départemental à une période un peu troublée localement. Mais ce 25 janvier, l'heure était bien à reconnaître le travail et l'investissement des responsables professionnels et salariés ayant oeuvré respectivement plus de dix ans et plus de 20 ans au sein du comité technique départemental. En préambule, Christian Liabeuf a tenu à honorer la mémoire de René Izoulet, président du comité cantalien de l'établissement durant 15 ans, avant de remettre une médaille à son prédécesseur, Jean Favain, président du comité de 1972 à 1985. Un président “qui s'est retrouvé là sur proposition et sans le vouloir mais qui a accepté cette responsabilité pour la bonne cause”, a relevé C. Liabeuf, vantant les qualités professionnelles de l'ancien dirigeant du Crédit agricole. “Je garde tous les souvenirs d'une vie de passion car il y avait beaucoup de choses à faire”, s'est remémoré Jean Favain.

Guy Lavigne, Charles Lacaze,...

Un sentiment pleinement partagé par Guy Lavigne qui a lui piloté le comité Safer cantalien de 2001 à 2007 après en avoir été membre durant sept ans. “C'est sans doute la structure où le terme de responsable professionnel trouve toute sa force”, a témoigné celui qui oeuvre aujourd'hui à la tête de Groupama Cantal. “Ta ligne directrice a toujours été de faire respecter au mieux les orientations du Projet agricole départemental, tu as voulu le maximum de transparence avec l'exigence de dossiers bien préparés”, a souligné C. Liabeuf. Représentant également Groupama à la Safer, Charles Lacaze s'est investi sur la question foncière de 1981 à 1994 et porte un regard tout aussi positif sur cette “aventure humaine extraordinaire”. “Si la Safer n'existait pas, il y aurait un gros manque, c'est une oeuvre que l'on doit aux Jeunes agriculteurs, et dont on peut être fier aujourd'hui dans notre département” : le plébiscite était décidément de mise chez un autre médaillé, François-Albert Chandon, membre du comité technique de 1987 à 1996. “Une forte personnalité avec un caractère bien trempé pour défendre ses positions”, relevait Christian Liabeuf. Reconnu pour son assiduité au comité et sa contribution à orienter les débats et positions “dans le bon sens” selon le président de la Safer Auvergne, Michel Lacoste, membre depuis 1999 au titre de la Confédération paysanne, a lui mis en exergue la transparence dont fait preuve la Safer dans le département.

François Vazelle, Paul Chanut,...

Membre du comité de 2000 à 2010, François Vazelle, représentant la MSA, s'est lui aussi vu remettre une médaille. Évoquant de très bons moments passés dans cette instance mais aussi des périodes plus tendues, il a rappelé l'exigence qui a été la sienne d'un traitement impartial des dossiers quels que soient les ressortissants concernés. Ancien directeur de la Chambre d'agriculture impliqué au comité durant 18 ans, Marcel Besombes est aussi connu pour avoir oeuvré à la création de la Coptasa, “devenue le plus gros client à cette époque de la Safer Auvergne”, a glissé C. Liabeuf au moment de lui remettre sa médaille. “Le terrain c'est le terrain, le droit c'est le droit et les gens, on ne les refait pas” : en une phrase, Paul Chanut, ancien expert de la Chambre d'agriculture et membre du comité de 1996 à 2009, a résumé la difficulté de concilier dans le traitement des dossiers soumis aux responsables de la Safer les intérêts particuliers liés au foncier avec l'intérêt général porté par la profession. Cet “homme calme et réfléchi, avec le sens du travail bien fait, nous a porté la bonne parole du droit avec la neutralité qui s'imposait”, a loué Christian Liabeuf.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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