Saint-Affrique : préserver l’abattoir

Didier BOUVILLE

La réaction de Francis Grau, président de l’UDIVA (Union Départementale Interprofessionnelle des Viandes de l’Aveyron) à propos du devenir de l'abattoir de St-Affrique (Sud-Aveyron).

- L’agrément de fonctionnement de l’abattoir de la SARL Oviasud-Peyrottes de la zone d’activités des Cazes à St-Affrique sera suspendu le lundi 9 janvier, provoquant la fermeture provisoire de l’établissement. Quelle est votre réaction ? 

«L’UDIVA et la profession agricole demandent qu’une solution soit trouvée le plus rapidement possible pour ne pas pénaliser les éleveurs bovins et ovins. La collectivité a exprimé le souhait de reprendre pour l’euro symbolique le site qui traite environ 2 800 tonnes de viande par an, avec la création d’une société d’économie mixte (SEM). Cette dernière devrait réunir les communautés de communes de St-Affrique et de Millau, le SIVOM de St-Rome de Tarn, le Conseil général... Il est essentiel d’aller vite pour limiter la suspension à un mois environ.

- Pourquoi un mois ? 

Ce serait le temps nécessaire pour mettre aux normes la colonne de froid qui pose problème, d’un coût de 350 000 euros. Cette remise en état pourrait permettre de poursuivre l’activité, tout en continuant le programme de mise aux normes de niveau 1 sur 4 ou 5 ans, d’un coût de 2,5 millions d’euros, et que pourrait financer la future SEM.

- Qui détient la décision aujourd’hui ? 

Les collectivités qui doivent créer la SEM. Elles sont conscientes de l’importance de cet outil économique de proximité pour nos élevages qui emploie 27 salariés. Puis la DDSV et la préfecture ont décidé de suspendre l’activité de l’abattoir qui se maintenait vaille que vaille au niveau 3 depuis deux ans, et qui ne pouvait plus continuer ainsi selon l’administration.

- La profession sera t-elle directement impliquée dans le montage de la SEM ? 

C’est possible et on le souhaite comme c’est le cas avec l’abattoir de Villefranche de Rouergue qui est sorti de ses difficultés, avec notamment l’appui du Conseil général favorable pour soutenir aujourd’hui l’activité du site de St-Affrique.

- Que peuvent faire les éleveurs en attendant ? 

Il y a des solutions provisoires vers les sites de Rodez, Carmaux, Castres, Puy-Laurent, Pézenas... L’UDIVA et la Chambre d’agriculture souhaitent mettre en place un dispositif collectif. Tout cela est à discuter rapidement».

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