Salers : La race relooke son concours national

Patricia Olivieri

Salers : La race relooke son concours national

Andres Atenza, directeur de l'ESC Clermont, a essayé de convaincre des atouts de la coopération commerciale.

Comment expliquer à un public moins averti qu'une vache classée première par le jury peut être rétrogradée au classement un peu plus tard du fait de la prise en compte de ses index génétiques ? C'est la difficulté sur laquelle l'Upra salers, désormais Groupe salers évolution, butait en termes de lisibilité des classements de son concours national. “Jusqu'à présent, la note de synthèse qui définissait le classement de l'animal était basée pour moitié sur l'appréciation de sa conformation par le jury, et pour moitié sur sa valeur génétique définie par des index, explique Bruno Faure, directeur du groupe. Dans la plupart des cas, l'écart de classement entre ces deux méthodes était mineur, cela se jouait souvent à une place. Mais c'est toujours problématique quand un animal arrivé premier se retrouve “détrôné” une fois ses données génétiques prises en compte.”

Rendre le concours plus lisible

Le conseil de l'ex-Upra a donc décidé d'innover lors du prochain concours national salers les 19, 20 et 21 septembre prochains à Mauriac, en distinguant, via deux classements différents, le jugement des animaux sur leur conformation de celui axé sur leur valeur génétique. En pratique, chaque section comptera 20 animaux maximum, qui seront jugés sur leur conformation. En parallèle, un prix de synthèse sera attribué dans chaque catégorie à l'animal présentant les meilleurs index, avec l'objectif de renforcer la prise en compte des niveaux d'indexation. Ainsi les dix animaux les mieux indexés de chaque catégorie d'âge pourront concourir et seront départagés par le jury (les trois premiers seulement classés). Le premier animal de chaque section participera aux différents prix spéciaux de championnat.

Objectif : le Sommet 2009

Autre préoccupation affichée par les responsables de la race : gagner en dynamisme. “À l'image de ce qui se pratique dans pas mal d'autres races, nous n'allons classer que les sept meilleurs animaux de chaque section, les suivants seront classés ex-aequo”, complète le directeur. Un choix motivé d'une part par la création du prix de synthèse dans chaque section, qui va demander davantage de temps, d'autre part par la volonté d'apporter plus de rythme au concours en vue du Spécial salers à Cournon en 2009. “Nous dresserons le bilan de ces nouveaux règlements pour être au top lors du Sommet de l'élevage 2009”, annonce Bruno Faure. Le concours national 2008 verra aussi pour la première fois s'affronter de jeunes éleveurs, âgés de 10 à 18 ans et évalués sur le travail de présentation de leur animal.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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