Salon agricole de Paris : La crème des sélections à Paris

C.Rolle

Trois éleveurs du Puy-de-Dôme défendront les couleurs du département du 23 février au 2 mars au Salon international de l'agriculture. Portraits de ces passionnés

Nilda

1- C'est une première ! Philippe Bertrand est le premier éleveur de juments de race Comtoise à briguer une place sur le podium parisien. Producteur de lait à St Genès Champespe, Philippe ne cache pas sa passion pour les chevaux, et plus particulièrement pour ses sept juments comtoises. « Le virus m'a attrapé tout petit !» confie-t-il. Dès son installation en 1984, l'élevage de juments fait partie de son activité professionnelle. Concourir à Paris est pour lui l'aboutissement et la reconnaissance de plusieurs années de travail sur son troupeau. « Depuis 25 ans que je sélectionne, jamais je n'étais arrivé à ce niveau » reconnaît-il. « Mais pour décrocher une sélection à Paris ce n'est pas évident car une seule place est réservée aux juments élevées hors du berceau de race ». Et cette seule et unique sélection, c'est Philippe Bertrand qui l'a obtenue. Sa jument Nilda va donc affronter cinq de ses congénères de Franche Comté. La belle a gagné son passeport pour Paris : elle est arrivée 2ème du concours national de race en 2007 à Mèche, dans le Doubs, et elle a raflé la même année le 1er prix de championnat au Sommet de l'Elevage. Nilda sera jugée le 27 février prochain sur sa robe, son allure et ses aplombs. « C'est une préparation de tous les jours qui suppose beaucoup de soins et d'attention et un régime alimentaire particulier composé de foin à volonté et de 2 kg de concentré ».

Philippe Bertrand a un faible pour la race comtoise -ici Nilda en partance pour Paris- qui s'acclimate bien à l'altitude (il est à 1100 m)

Philippe Bertrand a un faible pour la race comtoise -ici Nilda en partance pour Paris- qui s'acclimate bien à l'altitude (il est à 1100 m)

Sur le plan économique, Philippe espère que sa présence au SIA sera source de plus value pour l'élevage . Premier, deuxième, troisième prix… ce qui importe pour lui aujourd'hui c'est que Nilda figure parmi les 6 grandes reines comtoises, « c'est déjà bien ! » dit-il modestement.

Vendée

2- Elle s'appelle Vendée, elle a 4 ans, elle appartient au Gaec Chebance-Tixeron à St Pierre le Chastel. Sa particularité ? Elle fait partie des cinq vaches charolaises de sa catégorie sélectionnées pour concourir au salon international de l'agriculture. Une belle récompense pour son « maître » Pierre Chebance qui depuis son installation n'a de cesse de suivre les traces de ses parents dans la sélection charolaise.
Guidé par la passion de l'élevage, Pierre reste fidèle aux différents concours nationaux et régionaux. « Cela fait huit ans que nous conduisons des animaux au SIA. Et c'est la deuxième année pour Vendée » explique Pierre Chebance. Au fil des années, l'élevage s'est abonné aux prix. Il a été couronné de succès à deux reprises avec des 3ème places obtenues au SIA, avec un premier prix d'ensemble spécial race en 2003, avec un prix d'honneur mérité au Sommet de l'Elevage et avec un autre prix d'ensemble trois vaches récompensé au concours de St Gervais d'Auvergne… Cette fois ci, tous les espoirs reposent sur la belle Vendée et sur Deauville, son veau de 2 mois. Pour Pierre Chebance, préparer Paris « c'est beaucoup de temps passé en plus du quotidien, mais le jeu en vaut la chandelle puisque tous les prix obtenus valorisent l'animal et l'élevage dans son ensemble. »
Lundi prochain, Vendée devra être la meilleure devant le jury : bonne chance !

Sur 12 vaches  pré-sélectionnées  dans la catégorie des vaches de 4 ans, seules 5 ont été retenues. Vendée fait partie de cette crème des crèmes choyée quotidiennement par Pierre Chebance

Sur 12 vaches pré-sélectionnées dans la catégorie des vaches de 4 ans, seules 5 ont été retenues. Vendée fait partie de cette crème des crèmes choyée quotidiennement par Pierre Chebance

 

Verseau

3- Verseau connaît le chemin de Paris puisque c'est la deuxième fois qu'il s'en va affronter ses congénères du cantal sur les podiums de la capitale , « et avec les cantalous la lutte est dure !» confie Yves Jung. En 2007, ce magnifique taureau Salers avait tout de même obtenu le 2ème prix au salon international de l'agriculture. Une belle performance confirmée au Sommet de l'Elevage d'octobre dernier et au concours départemental à Mazoires. Verseau part donc avec des atouts dans sa robe. Mickaël et son père Yves Jung mettent toutes les chances de leur côté en portant à Verseau une attention toute particulière : sorties quotidiennes, nettoyage, brossage et la ration de foin complétée par un aliment. « Participer à ce concours est une belle vitrine pour l'élevage. Au lendemain du salon de 2007 nous avons eu beaucoup de demandes venant de la Moselle et des Vosges » raconte Yves Jung. Verseau est certainement une bonne recrue pour l'image de l'élevage du Gaec Jung composé de 90 mères, 8 taureaux et d'une quarantaine de génisses de 1 à 2 ans.
Parmi ce magnifique troupeau, Ananas se prépare à la relève. Premier dans la section doublon du départemental 2007, sa destinée est de suivre maintenant les traces de son frère Verseau.

Verseau a tous les atouts pour gagner. Il est présenté ici par Johan Jung, futur associé du Gaec et peut-être futur éleveur d'Aubrac !

Verseau a tous les atouts pour gagner. Il est présenté ici par Johan Jung, futur associé du Gaec et peut-être futur éleveur d'Aubrac !

 

Source Auvergne Agricole

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