Salon de l'agriculture à Paris : 1er anniversaire pour l'estampille « fabriqué en Aveyron »

Didier BOUVILLE

L'Espace Aveyron a déjà rempli son pari à mi-parcours du 48ème Salon de l'Agriculture qui ferme ses portes dimanche.L'emplacement à l'entrée du Hall 1 attire la grande foule.«La marque Aveyron» poursuit son essor.

Avec ses 90 m2 ouverts à tous les regards à l'entrée du Hall 1, l'Espace Aveyron est le passage obligé des visiteurs attirés par les filières élevage et les démonstrations culinaires du chef du lycée La Roque Henri Paulhe.Mardi, journée de l'Aveyron, la dégustation d'aligot a failli tourner à l'émeute, tellement les saveurs aveyronnaises ont excité les papilles parisiennes. C'était une grande journée pour les élus et socioprofessionnels avec Jean-Claude Luche, président du Conseil général, Jacques Molières, président de la Chambre d'agriculture et son prédécesseur Jean Laurens, président du comité de liaison interconsulaire qui accueillait pour la première fois au Salon la nouvelle présidente de la Chambre de métiers, Christine Sahuet.Le nouveau président de la CCI,Manuel Cantos, étant absent à cause d'un agenda chargé. La délégation aveyronnnaise s'est rendue sur les stands Roquefort et UPRALacaune, de la race Aubrac et Simmental, des «plus beaux villages de France», puis celui des JA pour le lancement du congrès national à Rodez début juin.

Table-ronde

La table-ronde organisée l'après-midi a fait le point sur l'estampille «fabriqué en Aveyron» lancée ici il y a un an, rassemblant 780 produits issus d'une cinquantaine d'entreprises, selon ArnaudViala, président d'Aveyron-Expansion. Le débat était centré sur le thème de «la relocalisation de la consommation alimentaire, mode ou tendance de fond ?», appuyé par l'intervention d'Isabelle Se-nand, directrice d'étude à l'institut Xerfi.
Dans un département où les produits agricoles sous signes officiels de qualité (AOC-AOP, IGP, AB) sont nombreux, et avec des labels rouges emblématiques comme le veau d'Aveyron ou le Boeuf Fermier d'Aubrac, que vient faire la nouvelle estampille aveyronnaise ? «C'est une démarche de géolocalisation, un élément de différenciation» a résumé Arnaud Viala, soucieux de préciser que la marque départementale était complémentaire des signes officiels de qualité. «C'est aussi une marque pour améliorer la notoriété de notre département» affirme Jean-Claude Luche. Jean Laurens a mis en avant «l'ambition des agriculteurs aveyronnais à aller sur des marchés solvables», prenant exemple du Laguiole consommé à Dubaï, convaincu «du potentiel des savoir-faire aveyronnais» dans les produits authentiques, qualité partagée par 81 % des Français selon un sondage sur l'image de l'Aveyron.

Passion

«Si en période de crise, les produits issus des territoires rassurent les consommateurs», Jacques Molières a rappelé que la passion des éleveurs «devait être bâtie sur un acte économique», propos illustré par la démarche de la SA4R représentée par son président Pierre Bastide, présent au côté de son partenaire d'Auchan,Serge Gay. Ce dernier a souligné «le potentiel des produits localisés, des régions». Pierre Bastide insistant sur la nécessité de produire «selon ce que veut le consommateur», et de travailler avec les métiers de la commercialisation, «avec cohérence et constance». Une ambition partagée par le Conseil général et ses partenaires porteurs de l'estampille Aveyron.

Source La Volonté Paysanne

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