Schmallenberg : troisième vague de circulation virale

UAR (L'Union Agricole et Rurale) 15

La nouvelle circulation du virus de Schmallenberg confirmée.

La maladie de Schmallenberg est une maladie virale transmise par des vecteurs (moucherons). Le virus (SBV) en cause affecte les ruminants. Il peut passer de manière inaperçue dans un élevage sur les adultes. L’infection aiguë peut se manifester chez les bovins par une hyperthermie, une perte d’appétit, une chute de production chez les vaches laitières, de la diarrhée, des avortements. L’infection des femelles pendant la gestation peut se traduire par la naissance d’animaux malformés (forme congénitale). La surveillance clinique des formes congénitales de la maladie de Schmallenberg liées à la troisième vague de circulation virale est coordonnée par le réseau des GDS dans le cadre des travaux de la plate-forme d’épidémiosurveillance en santé animale. Ce dispositif de surveillance, qui prend en compte les cas avérés depuis le 1er septembre 2013, a pour objectif principal d’établir la progression du virus en France et d’objectiver l’impact de la maladie en identifiant les foyers de SBV congénital (c’est-à-dire naissance de veaux, agneaux ou chevreaux malformés résultant de la troisième vague de circulation virale en France).

Quels symptômes ?

Les signes cliniques sont essentiellement différés par rapport à la période de circulation du virus. On observe la naissance de veaux malformés 5 à 6 mois après contamination (3 à 4 mois pour les agneaux et les chevreaux). Les principaux signes d’appels sont : avortons, morts-nés ou nouveau-nés malformés. Les malformations que l’on observe sont les suivantes : - déformation ou blocage de l’articulation d’un ou plusieurs membres, - malformation de la colonne vertébrale, - anomalie du port de la tête, -raccourcissement de la mâchoire inférieure, - “grosse tête”.

La surveillance clinique est assurée par le réseau des GDS.

Conduite à tenir

Il convient de prévenir son vétérinaire sanitaire qui viendra entreprendre un diagnostic selon le protocole de surveillance mis en place. Dans la mesure où, la plupart du temps, les veaux malformés meurent dans les 48 heures après mise-bas, le déplacement du vétérinaire est pris en charge dans le cadre de la surveillance de la brucellose, et dans ce cas, seule l’analyse SBV est à la charge de l’éleveur. En revanche, si la suspicion n’entre pas dans le cadre règlementaire d’un avortement, l’ensemble des frais inhérents à une suspicion restent à la charge de l’éleveur. En cas de diagnostic positif, aucune mesure réglementaire n’est prévue en dehors des mesures habituelles de non vente d’animaux visiblement malades.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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