Sécheresse : De l'Yonne au canton de Chaudes-Aigues

C.F.

Seize tonnes de paille sont parvenues mercredi à l'EARL Salson d'Anterrieux.

Le délégué cantonal de la FDSEA de Chaudes-Aigues, Christian Gendre, et trois autres éleveurs du canton, s'étaient préalablement rendus dans l'Yonne pour organiser l'opération : “Le plus difficile était de trouver là-bas quelqu'un pour le bottelage et surtout qui ait du temps pour nous en plus de son travail habituel. Heureusement, nous l'avons trouvé. Après quoi, nous avons pu charger la paille, et là il a aussi fallu trouver un transporteur et des camions… dont celui-ci, destiné à André Salson”, témoignait ainsi le délégué sur place, à la réception de ce chargement, le premier en provenance de l'Yonne. Soixante-quatre ballots de paille commandés via l'association sécheresse 2011 qu'il fallait décharger et mettre en grange, ce mercredi matin pluvieux, au terme d'un voyage de huit heures avant que le chauffeur et sa remorque ne retournent dans l'Yonne refaire le plein de paille pour un autre éleveur du Cantal. Une paille achetée 20 centimes en andains à laquelle il a fallu ajouter 30 euros pour le pressage et la manutention.

Une deuxième repousse attendue

L'EARL Salson produit des allaitantes de race pure aubrac. Les 55 mères sont pour la plupart à l'estive, les génisses étant destinées à la reproduction et les broutards à l'export pour l'engraissement en Italie. “La paille est uniquement destinée à la consommation des animaux”, déclarait l'éleveur qui utilise un système entravé et qui a par ailleurs commandé du foin en complément. En fonction de l'évolution de la météo, il lui faudra peut-être recommander un autre camion de paille : “Il manquait environ les deux tiers à la première coupe, et ça, on ne peut plus rien y faire. Mais si le temps continue comme ça, on peut espérer une deuxième repousse et alors il n'y en aura pas besoin”, estimait-il alors. N'empêche que nourrir, c'est prévoir, et la paille sera le stock d'hiver pour l'exploitation. Aussi, l'espoir d'André Salson reste de ne pas l'entamer avant l'automne. Quant à la globalité de l'opération, “un prix moyen” sera appliqué pour les éleveurs du canton dont une vingtaine ont fait appel à l'Association sécheresse. Pour eux, les besoins ont été estimés à quelque 700 tonnes de paille dont une partie en provenance de l'Yonne. L'opération débutée mi-juin devrait ainsi se poursuivre jusqu'à l'automne sachant que “le transport reste à ce jour le principal problème, mais aussi le conditionnement” de cette paille, symbole de la solidarité entre céréaliculteurs et éleveurs.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Source L'Union du Cantal

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires