Seine-et-Marne : La pluie ne rendra pas le sourire aux agriculteurs

Comme de nombreux agriculteurs, à 20 jours de la première récolte, Cyrille Milard, exploitant au coeur de la Seine-et-Marne, est très inquiet et table sur une perte de rendement de 30 à 50% pour les céréales.

En Seine-et-Marne, « on est en déficit hydrique de 90% depuis le 1er février, c'est énorme, la situation s'est aggravée ces dernières semaines », déplore le président du canton de la fédération des exploitants agricoles de Nangis. « Qu'il pleuve ou qu'il ne pleuve pas, on perd tous les jours un peu plus », lance-t-il, désabusé. Car m^me si quelques millimètres tombent maintenant, les agriculteurs ne pourront récupérer ce qu'ils ont perdu, « c'est trop tard », déplore-t-il. Cet agriculteur évalue la perte de rendement pour ses cultures céréalières à 30% voir 50% dans le sud de la Seine-et-Marne.

Selon Guillaume Lefort, président des JA de Seine-et-Marne, « les cinq premiers mois de 2011 sont les plus secs depuis 1967 ». « Je me suis installé en octobre et commencer par une sécheresse en début de parcours, c'est très difficile », regrette cet agriculteur de 35 ans.

« On s'oriente vers une moisson dramatique, j'ai connu 1976 et ce n'était pas si grave, cette année des agriculteurs vont se trouver sans récolte, c'est du jamais vu », confirme Michel Biberon, exploitant de grandes cultures à Verdelot, en Seine-et-Marne.


Blé : 4 ou 5 brins au lieu de 7

Lundi, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire s'est déplacé à Jouarre en Seine-et-Marne sur l'exploitation agricole de Denis Vandierendonck : il y a salué le système d'entraide dans le département entre céréaliers et éleveurs.
La paille est vendue aux éleveurs à un tarif raisonnable de 25 euros la tonne.

« Nous sommes très inquiets sur le remplissage du grain et nous craignons un rendement plus faible avec une perte financière pouvant aller jusqu'à 50% », s'est indigné l'agriculteur devant le ministre.« Un épis de blé compte normalement sept brins, cette année il ne va en compter que quatre ou cinq, engendrant une forte pénalité », explique Cyrille Milard.

« La Seine-et-Marne n'est pas encore concernée par l'abattage des bêtes mais si la situation s'aggrave, ce phénomène va malheureusement se généraliser », redoute de son côté Jean-Claude Pette, président des producteurs de lait de Seine-et-Marne.

Source d'après AFP

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