Semis après les cloches de Pâques

Guillaume de Werbier

Thierry Rabu note que le vent d’Est qui souffle actuellement assèche la terre rapidement.
Thierry Rabu note que le vent d’Est qui souffle actuellement assèche la terre rapidement.

C’est fait. Au Gaec Sainte-Anne, à Sion-Les-Mines, la préparation du sol des premières parcelles où sera semé du maïs, a débuté.

7,5 ha (6,5 et 1 ha) ont été labourés lundi et mardi derniers, avec une charrue 6 corps*. « Ces parcelles étaient en pâture depuis six ans », précise Thierry Rabu, éleveur laitier, à Sion-Les-Mines. « Un apport de fumier, en sol portant, a été fait vendredi dernier. Ça nous permet dans le même temps de valoriser les déjections animales de la ferme. »

Après le passage du rotavator, mercredi, son associé, Bruno Bonnier faisait un passage de rouleau* de 6 m. « Il faut que la terre garde de la fraîcheur. » Car le problème pour le moment, c’est que le vent d’Est, jumelé à une absence de précipitations, vient assécher la terre rapidement. « Conserver de la fraîcheur est important pour la levée de la plante. » Les conditions météo actuelles obligent donc les deux agriculteurs à surveiller la terre comme le lait sur le feu. Difficile de trouver les bons moments pour intervenir. « Un voisin a relevé fin mars une température de 13° sur des terres labourées. Ça a chuté cette semaine à 10°. »

Cette année, pour le Gaec, les premiers semis devraient se faire la semaine prochaine. « Habituellement, on commence à semer la deuxième quinzaine d’avril, pas avant. On attend que la terre se réchauffe. Cette fois, on a fait le choix de débuter après le week-end de Pâques. On aime bien semer assez tôt, quand le temps le permet. On dit que les premiers semis sont les meilleurs en tonnage et matière sèche. » 35 ha de maïs sont faits environ chaque année sur l’exploitation. Pour les semis qui se feront plus tard, Thierry Rabu se demande s’il ne va pas privilégier le semis direct, s’il n’y a pas de prévision de pluie. « C’est le temps qui commandera ! »

Levée plus rapide

Sur les premiers 7,5 ha labourés en début de semaine, ce sera des semis de maïs plasticulture. Les deux associés veulent sécuriser leur rendement. Cette technique favorise une vigueur du maïs à la levée plus importante. L’objectif est d’avoir autour de 15 t de MS. « Le coût du semis avec le semoir conventionnel* (6 rangs), ou la plasti-semeuse* (4 rangs) est quasiment similaire. Le coût supplémentaire c’est le plastique. Il y a autour de 100 € / ha de différence avec la technique de semis conventionnel. » Pour les semis conventionnels, les éleveurs considèrent qu’une année où les 10 t de MS sont atteintes, est correcte. « Pour les maïs sous plastique, on va être à 85 000 pieds/ha. Sur du conventionnel, on sera peut-être à 100 000 pieds. Mais en l’absence de pluie dans les semaines qui viennent, la densité baissera à 95 000 pieds. Il faut sécuriser le rendement ! »

Pour ces semis 2012, les deux associés ont choisi différentes variétés comme, pour les plus précoces, NK Perform et Ronaldinio. « Un de nos critères de choix de variétés le plus important c’est la digestibilité. » La totalité de la surface semée est en maïs ensilage destiné aux vaches laitières.

*Les éleveurs utilisent le matériel de la Cuma La Sionnaise et de la Cuma de Galop.

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