Services de l'Etat en Vendée : DDAF et DDE fusionnent en DDEA

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Officiellement depuis le 1er janvier la direction départementale de l'agriculture et de la forêt et la direction départementale de l'Equipement ne font plus qu'une : la DDEA, sous l'autorité de Pierre Rathouis, ancien directeur de la DDAF et promu à la tête de cette DDEA.

Lundi matin 5 janvier, Pierre Rathouis ne prendra pas la direction du boulevard Leclerc pour gagner son bureau triangulaire et panoramique du quatrième étage. Il se rendra avec son adjoint, Alain Jacobsoone, rue Montesquieu pour prendre ses marques dans son nouveau bureau laissé vacant par son prédécesseur à la direction de la DDE. Et il devra au préalable gravir la côte du Moulin Rouge. Parce que le siège de ce qu'était le DDE et de ce qu'est à présent la DDEA est situé à La Roche-sur-Yon route du Moulin rouge en direction du Bourg-sous-la-Roche, dans un vaste parc arboré entre le boulevard d'Italie, l'hôpital des Oudairies, et le quartier de la sécurité sociale. Cela dit, ce « mouvement » dépasse le cadre local et s'inscrit dans la décentralisation puis la réorganisation des services de l'Etat. Qu'est-ce qui a motivé cette fusion et ce qu'elle va changer. Entretien.

Qu'est-ce qui a motivé la réorganisation des services de l'Etat ?

Pierre Rathouis : C'est la suite et la conséquence logique de 30 ans de décentralisation. L'idée d'une fusion entre divers services remonte aux années 90 avec l'intention de les réorganiser pour éviter les doublons et pour que l'Etat ne s'occupe plus de ce qui ne le regarde pas mais qu'il fasse bien ce qu'il a à faire. L'objectif c'est de réduire les dépenses publiques, bien sûr, mais surtout de faire mieux avec moins.

Quels étaient ces doublons ?

PR : Dans le domaine qui nous intéresse, par exemple, ce sont l'eau, l'environnement et l'aménagement. Des sujets qui étaient communs à nos deux directions - agriculture et équipement – mais qui nécessitaient des équipes distinctes d'ingénieurs. Ce ne sera plus le cas à présent. Et puis cette réorganisation va de pair avec l'affectation de la voierie des anciennes routes nationales aux conseils généraux et avec le passage en 2010 d'une petite centaine de personnes sous statut départemental.

Comment s'est préparée cette réorganisation ?

PR : Le personnel de la DDE est déjà bien rôdé aux réformes puisqu'il en a vécu plusieurs depuis quelques années. Ce qui n'est pas le cas de celui de la direction de l'agriculture. Qui plus est, des membres du personnel du boulevard Leclerc- logés dans des bâtiments neufs – sont appelés à aller travailler rue Montesquieu – dans des bâtiments fonctionnels mais vieux de 35 ans. Ils seront d'ailleurs rénovés à l'avenir. Alors pour faire avancer tout cela nous avons mis en place des groupes de travail, des comités de direction conjoints, des groupes de dialogues, une bourse aux postes qui a donné à des agents qui voyaient leur poste modifié, la possibilité d'en changer. Nous n'avons pas juxtaposé ces services mais nous avons cherché à les fusionner. Et puis ce n'est pas un mouvement isolé. Nous bénéficions de l'expérience de huit autres départements qui avaient commencé à fusionner leurs services dès 2005 et là nous faisons partie d'une autre vague de 47 départements. Je peux vous dire que l'aventure ne fait que commencer mais nous sommes prêts.

Qu'est-ce qui va changer ?

PR : Dans l'esprit de cette réorganisation il y deux grandes direction qui sont le territoire et la population. Pour les départements de plus de 400 000 habitants – la Vendée sera donc concernée – il y en aura un troisième autour de la cohésion sociale. Mais ça n'est pas encore formalisé. Et puis dans chaque département restent les préfectures, l'académie et la trésorerie générale.
De notre côté nous allons développer les outils de connaissance du territoire, nous allons davantage travailler à une gestion économe de l'espace, à la protection contre les risques naturels, à l'habitat, à la qualité des eaux, et- à notre niveau – à la lutte contre le réchauffement climatique et les économies d'énergie.
Les plus grands changements viendront du fait d'une organisation en missions transversales et de la mise en place d'un grand service intitulé « Eau, mer, risques », à côté de quatre autres grands services dont celui de l'agriculture, que dirige Jean-Pierre Bobo, en remplacement de René Cottereau.

Concrètement qu'est-ce qui va changer pour les agriculteurs et qu'ont-ils à y gagner ?

PR : Le monde agricole a tout à y gagner. Le service agriculture disposera du même périmètre qu'avant. J'ai observé que les sujets agricoles intéressent les agents de la DDE et puis cette fusion va donner de l'efficacité. Sur un sujet comme l'urbanisme, par exemple, l'agriculteur qui avait un projet devait en référer à la DDAF mais aussi à la DDE. Eh bien maintenant il n'aura qu'un interlocuteur. Même chose sur tout ce qui se rapporte à la question de la ressource en eau et à sa qualité. Cette efficacité se traduira par des délais plus courts. Tout courrier aura une réponse dans les trois semaines. Il faudra d'ailleurs à ce sujet adresser désormais tous les courriers au siège de la DDEA, rue Montesquieu. Quant aux dossiers, ils pourront toujours être déposés au guichet du boulevard Leclerc.

Le service agricole

Jean-Pierre Bobo est à la tête du service agricole avec trois unités : celle de la politique agricole, avec Christine Blanchet ; celle de l'agri-environnemental et de la modernisation, avec A. Martineau ; et celle des structures et des contrôles, avec M. Coumailleau.

Les autres services de la DDEA

- Service aménagement et ressources naturelles, sous la direction de Eric Cagneaux avec les unités suivantes : développement local et innovation ; aménagement et services publics ; sécurité routière ; transports déplacements ; éducation routière ; énergies et bâtiments ; ressources naturelles et biodiversité.

- Service urbanisme et espace (P. Spieth) : politique de gestion de l'espace, planification urbaine ; agriculture et urbanisme ; conseil en urbanisme et aménagement ; application du droit des sols.

- Service de l'habitat (N Gousseau) : politique de l'habitat ; financement du logement ; ville et politique sociale du logement.

Les subdivisions territoriales passent de 12 à 5. Restent : Challans, Fontenay, Les Herbiers, La Roche et Les Sables.

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