SIA 2015 : une fréquentation en légère baisse

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SIA 2015 : une fréquentation en légère baisse
SIA 2015 : Un défilé politique permanent à un mois des départementales (DR)

La plus grande ferme de France reste le salon le plus populaire, avec plus de 691.000 visiteurs à la clôture dimanche soir, soit un peu moins que l’an passé. Un salon placé sous le thème de l'innovation et de la modernité.

Le 52è Salon International de l’Agriculture a fermé ses portes hier soir sur un bilan très positif. La fréquentation, en très légère baisse, reste en effet très satisfaisante pour les organisateurs qui craignaient que les attentats de Paris et un plan Vigipirate à son plus haut niveau ne suscitent plus de réticences.

« Professionnels, politiques et visiteurs ont suivi le mouvement d’une agriculture moderne qui continue à relever des défis pour construire celle de demain » estime Jean-Luc Poulain, président du Salon International de l’Agriculture pour qui  « ces chiffres confirment que le salon reste un temps fort pour tous les Français".

Une édition marquée par des débats autour de la modernité, l'innovation, voire l'industrialisation de l'agriculture, et bien sûr un défilé politique permanent  à un mois des départementales.

François Hollande a notamment  assuré vouloir "investir davantage dans la recherche" et "faire de l'innovation un principe fondamental pour notre agriculture", en mobilisant des centres de recherche reconnus internationalement (Inra, Irstea et Cirad).  Un signal très encourageant pour la FNSEA, syndicat agricole majoritaire, qui plaide pour une agriculture compétitive, innovante et productiviste.

La voix de l’innovation

« Tous nos visiteurs ont bien compris que l’agriculture de demain est une agriculture de compétition qui entend la voix de l’innovation pour rester au premier rang et faire rayonner toujours plus loin les acteurs de la filière », insiste Jean-Luc Poulain.

Mais ce modèle est critiqué par certains  syndicats minoritaires et notamment la Confédération paysanne qui s'inquiète qu'une trentaine de "fermes-usines" soit à l'étude, ou déjà à l'oeuvre, dans le pays.  La présence inédite de l'enseigne à bas prix Lidl a également beaucoup fait parler.

"C'est le sens de la compétition. On ne vivra pas avec l'agriculture du Moyen-Age", rétorque Jean-Luc Poulain, également président  de la Chambre d'agriculture de l'Oise, interrogé par l'AFP. "Il faut arrêter de se voiler la face, les étables de 1.000 vaches en Allemagne, il y en pléthore", ajoute-t-il en référence à la polémique autour de la ferme dite des 1.000 vaches dans la Somme.

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