SIA : 695.000 visiteurs ont bravé le froid

SIA : 695.000 visiteurs ont bravé le froid

La 50e édition du salon international a vu défiler environ 695.000 visiteurs, selon des chiffres quasi-définitifs, contre un peu plus de 680.000 l'an dernier. Du côté des professionnels, deux dossiers étaient au cœur des discussions : l'étiquetage des plats préparés et le revenu des éleveurs.

Même si les organisateurs espéraient 700.000 personnes pour le cinquantenaire, les organisateurs estiment  que c'est une bonne performance compte tenu du froid, des vacances tardives à Paris et de la nouvelle implantation du salon, privé du Pavillon 1 où sont traditionnellement  réunies les bêtes.

Pour le président du salon Jean-Luc Poulain, le clou de ces neuf jours restera l'inauguration par le président François Hollande. "Il s'agissait de sa première visite en tant que président et le salon est toujours un test politique", souligne-t-il. Et comme chaque année, le salon fut un rendez-vous politique incontournable avec chassé-croisé de ministres et personnalités politiques.

Contraindre les professionnels à un meilleur étiquetage

Pour rassurer les consommateurs, et alors que les agriculteurs ne cessent de vanter la traçabilité de la viande "Made in France", le président a martelé qu'il fallait indiquer l'origine de la viande sur les plats préparés.

Quelques heures plus tard, Carrefour déjà se manifestait, s'engageant à utiliser du bœuf et du porc français dans ses plats. Intermarché aussi a formulé le même type d'engagement.  Mais la France ne peut pas contraindre les professionnels à un meilleur étiquetage, seule l'Europe peut le faire. Sur ce point, François Hollande a dit qu'il se donnait "quelques mois" pour convaincre ses partenaires européens.

Autre dossier : le revenu des éleveurs.

Dès samedi, le président promettait également un soutien "exceptionnel" pour les producteurs de lait. Tout au long de la semaine, la méthode s'est affinée. Pour améliorer leur situation, le gouvernement compte forcer la grande distribution à prendre ses responsabilités et répercuter les hausses de charges qu'ils subissent.

Des mots très forts à l'égard de la grande distribution ont été tenus tout au long de la semaine, la FNSEA, premier syndicat agricole, traitant même Michel-Edouard Leclerc, patron des supermarchés du même nom, de "saigneur des filières agricoles". Et seul Système U a répondu, se disant prêt à payer le lait plus cher aux éleveurs. Les producteurs de lait (FNPL) se sont réjouis "d'avoir attiré l'attention"  mais ils ne se satisferont "pas de bonnes intentions".

Source avec AFP

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Commentaires 1

bignoquet

toujours des promesses mais a quand les actes?

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