Soixantième anniversaire de GDS France : agir ensemble pour l’excellence du sanitaire au service des éleveurs

Soixantième anniversaire de GDS France : agir ensemble pour l’excellence du sanitaire au service des éleveurs

Assemblée Générale (AG) GDS France => Ce 16 avril, les GDS de France étaient réunis en AG à Strasbourg pour le soixantième anniversaire de GDS France. 

Soixantième anniversaire de GDS France : agir ensemble pour l’excellence du sanitaire au service des éleveurs

Pour son soixantième anniversaire, GDS France a choisi de réaliser son AG à Strasbourg afin de souligner l’importance de l’Europe dans la gestion collective sanitaire d’aujourd’hui. De plus, ce soixantième anniversaire correspond à un moment charnière pour le réseau des GDS avec leur reconnaissance comme Organisme à Vocation Sanitaire (OVS) pour le secteur animal et pour la politique sanitaire dans son ensemble.

Une cohérence entre la Loi de Santé Animale européenne et la Loi d’Avenir française

Sont d’actualité la Loi de Santé Animale sur laquelle le Parlement européen est en train de se prononcer et la Loi d’Avenir qui comprend des dispositions liées à l’activité sanitaire animale, notamment le renforcement législatif de la surveillance et de la lutte contre les maladies dans la faune sauvage, indispensable aujourd’hui, dans la lutte contre la tuberculose. Ce qu’il semble important de souligner, c’est la cohérence globale entre les orientations et les principes de la Loi de Santé Animale et ceux de la nouvelle politique sanitaire française. Celle-ci vient de franchir une nouvelle étape avec la signature de l’arrêté portant reconnaissance des OVS. Dans cet article, l’accent est mis sur quelques dossiers parmi les plus importants ou les plus significatifs. Pour les autres dossiers, vous pourrez consulter le rapport complet sur www.gdscreuse.fr.

 

Face aux menaces, une révision en profondeur du cadre réglementaire européen

Si, comme pour la France, la situation sanitaire de l’Union est bonne, son territoire n’est pas un sanctuaire ; la résurgence de la FCO sérotype 1, la progression des pestes porcines, la persistance de la tuberculose sont autant d’alertes. Avec la globalisation et l’intensification des échanges et avec le réchauffement climatique, ces menaces sont croissantes et appellent une adaptation de la politique sanitaire de l’Union. En 2013, le projet de règlement relatif à la Santé Animale, en gestation depuis 5 ans, a été adopté par la Commission. Le Conseil et le Parlement travaillent désormais sur ce texte et son adoption finale devrait intervenir début 2015. GDS France, appuyé sur sa Fédération européenne, la FESASS (Fédération Européenne pour la Santé Animale et la Sécurité Sanitaire), en partenariat avec les autres organisations professionnelles agricoles, a largement contribué à la réflexion des autorités françaises et européennes. Ce règlement fixera les principes pour tous les secteurs clés de l’action sanitaire au sein de l’Union : responsabilisation des acteurs, organisation de la surveillance, encadrement des mouvements d’animaux ou encore programmes d’éradication et mesures d’urgence.

La mise en place de la nouvelle gouvernance sanitaire avec la catégorisation des dangers sanitaires

La Nouvelle Gouvernance Sanitaire instituée suite aux Etats Généraux du Sanitaire se met progressivement en place. Certaines dispositions sont effectives : la plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale depuis 2011, le Comité National d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale depuis 2012 et la classification des dangers sanitaires de première et deuxième catégorie en juillet 2013 avec la publication d’un arrêté portant classification de 52 maladies (toutes espèces confondues) en dangers sanitaires de première catégorie et 16 en deuxième catégorie. GDS France s’est fortement impliqué dans la préparation de cet arrêté, contribuant notamment à la classification de la BVD en deuxième catégorie à côté de l’IBR.

 

Une mobilisation dans le plan national Ecoantibio 2017

Le Ministère de l’Agriculture a lancé en 2012 le plan national Ecoantibio 2017, visant à réduire de 25 % la consommation des antibiotiques vétérinaires. A cet égard, les propositions de modifications législatives proposées dans le cadre de la Loi d’Avenir ont conduit GDS France et le réseau des GDS à soutenir la position exprimée par le syndicalisme vétérinaire. Très investi dans ce plan national Ecoantibio 2017, GDS France pilote notamment la mesure 1 « Concevoir et diffuser des outils de sensibilisation aux risques liés à l’antibiorésistance et de promotion des bonnes pratiques permettant de prévenir le recours aux antibiotiques à l’intention des éleveurs ».

 

Soixantième anniversaire de GDS France : agir ensemble pour l’excellence du sanitaire au service des éleveurs

La tuberculose bovine, une priorité nationale

La situation de la tuberculose reste préoccupante au niveau européen comme au niveau français. Dans l’Union, six Etats-membres ne sont pas indemnes : Royaume Uni, Irlande, Espagne, Italie, Portugal et Croatie. 183 foyers ont été détectés dans les Etats membres officiellement indemnes (taux de prévalence < 0,1 %). En France, pour 2013, le taux d’incidence enregistré est de 0,048 % contre 0,041 % en 2012, et un taux de prévalence de 0,088 % contre 0,077 % l’année précédente. GDS France reste mobilisé sur tous les fronts vis à vis de cette maladie pour préserver les éleveurs indemnes, pour accompagner l’assainissement des cheptels atteints, pour une indemnisation juste et rapide des éleveurs touchés, pour améliorer le dépistage de la maladie tout en limitant au mieux les contraintes des éleveurs, pour que des mesures adéquates soient prises vis à vis de la faune sauvage et pour conserver le statut officiellement indemne de la France.

 

Pour la BVD, une stratégie nationale d’éradication

A cause de ses effets dans les élevages, la BVD est une vieille préoccupation des GDS, pour laquelle la publication du cahier des charges « bovin non IPI » et son inscription dans la liste des dangers sanitaires de deuxième catégorie ont amené GDS France à réévaluer sa politique de lutte contre la BVD. Suite aux décisions de son Conseil d’Administration, le Comité de Pilotage BVD a dégagé, en décembre dernier, deux axes stratégiques :

  • Sur le plan européen, via la FESASS, aller vers une reconnaissance d’équivalence entre les différentes garanties proposées par les Etats membres.
  • Sur le plan national, travailler sur l’élaboration d’une stratégie nationale d’éradication de la BVD respectueuse de la diversité des situations.

Un projet stratégique pour une redynamisation du réseau des GDS

Il existe de fortes convergences entre l’accréditation des OVS et le Projet Stratégique, ces deux dossiers visent à améliorer le fonctionnement du réseau des GDS et de chacun de ses maillons. L’accréditation, c’est la reconnaissance par le COFRAC de la compétence des GDS à apporter toute garantie à l’Etat et aux adhérents par rapport à la qualité du travail effectué. Imposée par les textes européens du « Paquet hygiène », l’objectif est de transformer cette contrainte en atout au service des éleveurs et au moindre coût.

A partir de leurs valeurs (solidarité, mutualisme, synergie, rassemblement, indépendance et équité) et de leurs métiers actuels et à venir, le projet stratégique de GDS France et du réseau des GDS se construit autour d’une triple ambition : contribuer ensemble à l’amélioration de l’économie de l’élevage par le sanitaire, agir pour l’excellence sanitaire et être un acteur central du sanitaire animal.

 « Avancer ensemble dans la voie de l’excellence sanitaire au service des éleveurs »

Dans son discours de clôture, Michel Combes, Président de GDS France, a notamment indiqué : « L’année 2014 est une année charnière pour la politique sanitaire, elle l’est aussi pour notre réseau, pour chaque OVS et pour chaque GDS... Nous devons constituer l’équipe de France du sanitaire… avec un objectif : l’excellence sanitaire, parce que, dans un monde concurrentiel, nos animaux et nos produits doivent disposer de tous les atouts, de toutes les garanties pour être les plus attractifs, les plus demandés. Tel est notre challenge : participer, par l’action sanitaire collective, à l’amélioration de la situation économique des éleveurs en leur permettant de fournir à nos concitoyens des produits d’origine animale sains et de qualité. Il n’est pas de tâche plus noble : car, si les médecins soignent les hommes et les vétérinaires les animaux, nous, mes chers collègues, nous nourrissons l’humanité ! »

 

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