Sommet de l'élevage : Bruno le Maire interdit de salon

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Sommet de l'élevage : Bruno le Maire interdit de salon

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, qui devait assister au Sommet de l'élevage de Clermont-Ferrand, a été hué par quelque 500 agriculteurs aux cris de « paysans en colère, dehors », et contraint de rebrousser chemin.

Cette fois encore, le ministre de l'Agriculture, comme au Space, n'a pas pu visiter les stands et discuter avec les éleveurs comme prévu. Hué par quelque 500 agriculteurs en colère, il a du rebrousser chemin à l'entrée même de la Grande Halle. Les manifestants, venus cette fois à l'appel de la Fédération nationale bovine, de la Fnsea et des JA, étaient vêtus de tee-shirts de couleur rouge ou noire sur lesquels était écrit «Producteurs de viande bovine en colère» ou «SOS revenus».

Une grosse bousculade a eu lieu à l'entrée du Sommet, durant laquelle des manifestants ont lancé de la viande hachée en direction des CRS venus, en nombre, escorter le ministre. Roger Blanc, président du salon et le Préfet de la région Auvergne, Patrick Stefanini, ont également été bousculés. Quelques bouteilles en verre, issues d'un stand de vin ont éclaté en mille morceaux dans la «bataille».


«J'étais venu pour en prendre plein les yeux, j'en a pris plein la tête»

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire a néanmoins maintenu son discours, mais seule la presse et quelques officiels ont été conviés. «J'étais venu pour en prendre plein les yeux, j'en a pris plein la tête» a-t-il commenté en condamnant fermement ces violences. «Ma pensée va à tous les éleveurs du Massif Central et d'ailleurs, privés d'une rencontre avec leur ministre par la faute d'actes de violences isolés et inacceptables» a-t-il lancé.

Selon le ministre, « il n'y a pas de dialogue sans respect et pas de respect quand il n'y a pas de dialogue». «Qui défendra les agriculteurs et les éleveurs, sinon le ministre de l'Agriculture, lors des négociations avec Bercy, Matignon et lors des discussions européennes ?», s'est interrogé Bruno Le Maire qui a affirmé «mesurer la détresse de tous les agriculteurs de France».

Roger Blanc a estimé n'avoir jamais connu une telle situation en 18 ans de présidence. «Empêcher le ministre de visiter le Sommet de l'Elevage n'était pas l'objectif des organisateurs» affirme-t-il, estimant qu'un certain nombre de responsables n'avaient pas tenus leurs engagements.« Le Sommet doit être une tribune pour faire passer nos messages. Il ne faut pas casser cette tribune » a-t-il clamé, visiblement marqué par les événements.

Hué par quelque 500 agriculteurs en colère, le ministre a du rebrousser chemin.

Hué par quelque 500 agriculteurs en colère, le ministre a du rebrousser chemin.

 

Publié par SC

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