Sommet de l'élevage : La salers a marqué les esprits au Zénith

P. OLIVIERI

Formidable”, “impressionnant” : les superlatifs ont plu à l'issue du concours national de la race, qui a frappé très fort en offrant une présentation remarquable au Zénith.

Elle en a fait des envieux trois jours durant la race autrefois taxée de “vache accordéon”. Un surnom peut-être prémonitoire de sa consécration en cet automne 2009 dans l'antre des spectacles clermontois : le Zénith. Une scène plus habituée aux arrangements électriques à la guitare qu'aux sonnailles, aux entrechats feutrés des ballerines qu'à la portée puissante des sabots des taureaux affichant plus d'une tonne. Pourtant, la communion entre modernité et valeurs de terroir a bien eu lieu la semaine dernière à Cournon. Un pari des plus audacieux conduit de main de maître par l'équipe du Groupe salers évolution, engagée depuis plusieurs années déjà dans une offensive médiatique destinée à repositionner une salers dont beaucoup ne donnait pas cher à tous les sens du terme il y a quelques décennies.

Fascination

Et c'est pratiquement à guichets fermés jeudi après-midi que la salers a mis un point d'orgue à son show ; le public, conquis, n'hésitant pas à patienter plus d'une heure pour connaître le vainqueur du prix d'ensemble du concours national. “C'est formidable, c'est la première fois qu'on voit autant de bêtes réunies. Tout est clean, on ne trouve ça qu'au Sommet de l'élevage, dans le berceau de la race”: fascinés ce technicien d'élevage dans la Marne et son épouse, par les 500 animaux exposés quelques centaines de mètres plus loin sous chapiteau. Engouement partagé du côté des éleveurs en compétition, à l'image de Jacques Minet, un “local de l'étape”, installé à Saint-Genès-Champespe : “Le Zénith, c'est un plus indéniable pour la race, cela draine beaucoup plus de monde de l'extérieur”. Et, du coup, c'est aussi, de l'aveu unanime des éleveurs, une pression supplémentaire. Un trac que semblent royalement ignorer vaches, génisses, veaux et taureaux, impressionnants de patience et de discipline. De quoi apporter une bonne dose de soulagement au président du Groupe salers évolution, qui ne boudait pas son plaisir : “Je suis satisfait et soulagé. Cela fait un an qu'on prépare ce grand défi, mais il y a toujours l'inquiétude du direct”, réagissait jeudi Bruno Dufayet. Satisfait de constater l'adhésion pleine et entière des éleveurs - dont pas mal de jeunes faisant leur premiers pas sur un ring de ce niveau - à cette forme inédite de promotion de la race : “On a été obligé de refuser des animaux, c'est dire tout l'enthousiasme des éleveurs salers, qui ont fait preuve d'une grande discipline. J'espère que la race aura ainsi durablement marqué les esprits”. Une chose est sûre en tous cas : la salers laissera son empreinte dans l'histoire du Sommet de l'élevage et dans celle du Zénith.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du Cantal

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