Sommet pour l’emploi : Ce que la Fnsea aurait pu dire…

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Contrairement à ce qu’avait annoncé début janvier Xavier Beulin, La Fnsea n’est pas représentée au sommet social du 18 janvier, rebaptisé "Sommet de crise pour l'emploi". C’est dans une lettre ouverte que le syndicat formule donc « ce que la Fnsea aurait pu dire »…

Le sommet pour l’emploi qui se réunit aujourd’hui à l’initiative de Nicolas Sarkozy se fera donc  sans la Fnsea  et « sans les représentants d’entreprises employant près du quart de la population active » précise Xavier Beulin dans une lettre intitulée « Ce que nous aurions pu dire… », publiée la veille du Sommet. Pour expliquer les raisons de l’absence du syndicat majoritaire,  l’Élysée aurait expliqué que la Fnsea n’entrait pas dans la catégorie de celles susceptibles de participer à un tel  Sommet. Une rencontre entre Nicolas Sarkozy et Xavier Beulin devrait toutefois se tenir ce soir.

« C’est dommage. La Fnsea aurait aimé que soit entendue la voix des très petites entreprises qui font vivre les territoires de France et sont non délocalisables », précise le président de la Fnsea, qui s'est prononcé en faveur d'une augmentation de trois points de la TVA.

Dans sa lettre publiée mardi, Xavier Beulin souhaite que le mode de financement de la protection sociale soit "repensé". "Continuer à utiliser l'assiette ‘salaire’ conduit à intégrer les cotisations sociales dans le prix de revient des biens et services produits en France" et pèse sur la compétitivité des entreprises françaises, explique-t-il.

Selon lui, une réforme est "urgente". Dressant la comparaison avec l'Allemagne, Xavier Beulin note qu'en 2000, le coût moyen horaire du travail en France était de 8% inférieur à celui de l'Allemagne mais qu'en 2008, il dépassait de près de 10% celui en vigueur outre-Rhin.

"Mettre en place une nouvelle assiette, reposant sur la consommation finale, à travers une TVA emploi, mérite un vrai débat", fait valoir M. Beulin. Mais selon lui, "il est impératif parallèlement à la mise en place de la TVA emploi de sauvegarder le pouvoir d'achat des salariés aux rémunérations modestes (...) de veiller à ne pas constituer un nouveau frein à la croissance".

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