Sondage IFOP/FNSEA : L’inquiétude des agriculteurs grandit

Sondage IFOP/FNSEA : L’inquiétude des agriculteurs grandit
Plus d’un exploitant agricole sur dix projette d’ab andonner son activité au cours de l’année à venir

Chaque semestre, la FNSEA mesure la santé financière des exploitations agricoles grâce à un sondage IFOP*. Si la part des exploitants ayant vu leur situation économique se détériorer cet automne reste stable, ce «Baromètre de conjoncture agricole» révèle que l’inquiétude grandit chez les agriculteurs.

La période de l’été et de la rentrée s’est déroulée pour 60% des exploitations dans un contexte de situation financière stable. « Cet indicateur de stabilité s’est maintenu à un niveau identique à celui du mois de juin 2013 », révèle  le « Baromètre de conjoncture agricole » de l’été 2013. La part des exploitants ayant vu leur situation économique se détériorer se stabilise donc à 35% après une hausse continue entre juin 2012 et juin 2013.

Les pics de « détérioration » sont notamment marqués en horticulture (41%), en polyculture-élevage (40%), et en grandes cultures (37%) et touchent essentiellement les régions Bourgogne, Franche-Comté, Centre, Pays de la Loire et Aquitaine-Poitou.

Des difficultés imputables à des charges d’approvisionnement trop élevées, mais aussi à une baisse des prix de la production, à la météo et à une réglementation jugée trop contraignante.

L’’inquiétude quant à l’avenir de la situation économique des exploitations grandit et atteint son plus haut niveau en trois ans. Ils sont désormais 44% à penser  que la situation économique de leur exploitation risque de se dégrader dans les 2 à 3 prochaines années. Les exploitants de Bourgogne, Franche-Comté, Centre, de Pays de la Loire et de Bretagne évoquent des prévisions particulièrement négatives quant à leur situation financière à court terme au contraire des exploitants de Midi-Pyrénées et d’Aquitaine-Poitou.

Autre information donnée par ce sondage : l’augmentation des charges fiscales et sociales (entre 2012 et 2013), qu’ils évaluent à +17%, en moyenne sur leur exploitation.

Voir les résultats complets de ce baromètre en cliquant ICI

* Cette étude a été faite auprès d’un échantillon de 1.502 exploitants, représentatifs des exploitations agricoles professionnelles françaises

Source FNSEA/IFOP

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Commentaires 14

demeuré

si tu etais un temps soit peu agriculteur tu saurai que semer du blé en decembre n'a pas grand chose a voir avec un coup de poker , les moyennes 5 a 15 qx de moins qu'un semis a date optimale....bref de quoi au minimum couvrir les charges fixes , ce que ne fais pas ton couvert de legumieuses a 50€/ha semé en decembre

geo

@andouille: Pour le couvert, seul l'aspect économique compte mais dès que vous parlez de la culture principale alors là peu importe les conditions, il faut implanter à tout prix, quitte à tenter un coup de poker. Mais, pour en revenir au sujet de l'article, ne croyez-vous pas que ce type de pratique puisse être source d'inquiétude pour l'agriculteur?

andouille

geo le donneur de leçon .... c'est bien geo contiinue de semer tes legumineuses au ministere le 10 decembre....en attendant il sera toujours preferable de semer du blé au 15 decembre , avec la certitude de couvrir au moins les charges qu'un couvert qui ne poussera pas , ne captera pas d'azote et dont la seule chose qui est sure c'es qu'il ne couvrira jamais les charges fixes

geo

@bienditlanique: Vous êtes dans la contradiction. Pour résumer vous êtes prêt à semer même si vous ne gagnez pas d'argent? Je préfère ne pas semer, implanter un triticale à la volée et laisser ma terre se reposer (ceci sera d'autant plus efficace dans les zones à terres usantes). Ainsi, je limite le risque de "ronds de cultures noyées" et je considère que je respecte le sol duquel j'essaie de tirer un revenu afin qu'il soit éventuellement transmissible dans un état agronomique correct. Mais bon, après tout, chacun voit midi à sa porte et votre vision, en agriculture conventionnelle classique, est tout à fait valable.

phil 6012

en parlant de taulards et de controles;les pouvoirs publics feraient bien de controler davantage les prisons,les frontieres ;les industriels plutot que de s'acharner sur les agriculteurs en permanence.....

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