Soutien couplé aux productions méditerranéennes : le compte n’y est pas

FRSEA LR

Suite aux annonces du Conseil Supérieur d’Orientation du 17 décembre 2013, la FRSEA, la Chambre Régionale d’Agriculture et les Jeunes Agriculteurs du Languedoc-Roussillon ont alerté le Ministre de l’Agriculture Stéphane LE FOLL sur les insuffisances des enveloppes couplées en faveur des productions végétales méditerranéennes.

Le 17 décembre dernier, à l’occasion du Conseil Supérieur d’Orientation de l’économie agricole, le Ministre de l’Agriculture a présenté les choix de la France en matière de répartition des aides couplées à partir de 2015.La Profession Agricole du Languedoc-Roussillon lui a adressé un courrier, dans lequel elle rappelle que bien que des efforts soient nécessaires pour parvenir à un rééquilibrage des soutiens en faveur de l’élevage, les décisions prises ne permettront pas de soutenir les filières végétales, économiquement fragiles et soumises aux fortes contraintes naturelles du climat méditerranéen.

En ce qui concerne le blé dur, 7 Millions d’euros ont été annoncés dans le cadre du soutien couplé pour la nouvelle PAC. Au vu de l’évolution négative de la filière depuis 2010 (notamment en terme de perte de surface) et de la volonté d’associer cette aide couplée à une contractualisation, nous ne pouvons accepter ce montant. « Nous sollicitons une rallonge de l’enveloppe pour accompagner cette démarche à hauteur de 10 Millions d’euros au minimum (soit environ 55 €/ ha) pour sauver la filière blé dur dans notre zone traditionnelle, et répondre au surcoût que représentera la traçabilité dans le cadre d’un signe de qualité reconnu ».En ce qui concerne le riz, nous ne comprenons pas le choix consistant à n’accorder aucune aide couplée à cette production, et d’orienter la filière vers une hypothétique mesure agro-environnementale (MAE).

Supprimer les aides couplées au riz c’est sacrifier 250 exploitations et les 2.000 emplois directs et indirects qu’elles génèrent. Le soutien nécessaire à cette filière ne peut pas être inférieur à 3 Millions d’euros auxquels il conviendra d’adosser une MAE spécifique. Enfin, en ce qui concerne le soja, la Profession Agricole a également insisté fortement pour qu’il soit intégré aux productions éligibles au soutien couplé dont devrait disposer le secteur des protéines végétales.« Nous sollicitons une rencontre auprès de vos services pour pouvoir examiner les modalités de mise en œuvre d’un couplage qui soit le plus efficient possible. Il en va de la survie d’exploitations, afin d’éviter la faillite de plusieurs filières, et au-delà un véritable désastre économique », ont en substance rappelé les représentants de la Profession Agricole du Languedoc-Roussillon.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier