Syndicalisme : Pierre Cusset élu administrateur à la FNSEA

Patricia Olivieri

Syndicalisme : Pierre Cusset élu administrateur à la FNSEA

Après 12 ans sans élu à l'échelle nationale, la FDSEA du Cantal y sera représentée par Pierre Cusset.

C'est à la sortie du concours salers au Salon de l'agriculture que les responsables syndicaux cantaliens ont appris la nouvelle : Pierre Cusset, président de la section fermiers et métayers à la FDSEA du Cantal, venait d'être élu le matin même vice-président de la SNFM (Section nationale des fermiers et métayers) et administrateur de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles). Pour Patrick Escure, président de la fédération départementale, cette entrée au conseil d'administration de la FNSEA est importante, surtout après douze ans passés sans représentant dans l'instance décisionnelle nationale.

Une élection pour des enjeux majeurs

D'autant plus que même si Pierre Cusset y représentera d'abord les fermiers, il entend se positionner sur l'ensemble des sujets abordés. Et les débats à venir sur l'avenir de la Pac pourraient bien être pour lui un baptême du feu des plus intenses. Sur la question du foncier qu'il maîtrise visiblement parfaitement, Pierre Cusset revient du congrès national des fermiers inquiet de l'artificialisation galopante des surfaces agricoles : “60 000 hectares de bonnes terres agricoles sortent chaque année de l'agriculture”, rappelle-t-il. D'où les propositions formulées par la SNFM en faveur d'une remise en culture des friches industrielles. “Il faut repenser globalement cette question du foncier”, avance Pierre Cusset. Et même si le Cantal échappe à ce phénomène, le vice-président de la SNFM ne voudrait pas que l'agriculture y soit encore taxée d'occuper trop de surfaces “par ceux qui verraient à la place des zones artisanales par exemple”.

Repenser la question du foncier

Autre préoccupation qui a mobilisé les fermiers en congrès : les attaques croissantes en direction du statut du fermage de la part du syndicat national de la propriété agricole. “Les propriétaires voudraient aboutir à un contrat librement négocié, explique-t-il. Dans un contexte de nécessaire productivité, les fermiers ne peuvent se passer de la sécurité assurée par le bail”. Pourtant Pierre Cusset et la section des fermiers se disent prêts à apporter des adaptations, conscients que la question de la disponibilité du foncier pour les porteurs de foncier peut se poser dans le cadre d'une succession. Une problématique de transmission qui guide également la SNFM dans ses demandes pour faire évoluer les outils instaurés à sa demande dans le loi agricole de 2006 : le bail cessible et le fonds agricole. “Ces outils ne sont pas faciles à mettre en place, car mal définis et mal encadrés”, argumente Pierre Cusset. L'enjeu est selon lui de les faire évoluer pour arriver à dissocier foncier et valeur économique de l'entreprise agricole, et dans le cas du bail cessible, pour trouver une issue à la multipropriété.

Source journal L'Union du Cantal »

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