Tarn : Il ne met pas tous ses fruits dans le même panier

Tarn : Il ne met pas tous ses fruits dans le même panier

« Il faut faire de tout pour s'en sortir.» Telle est la ligne de conduite de Benoît Paulhac, arboriculteur à Rivièresur-Tarn. A 23 ans, il intègre l'exploitation familiale où il produit une large gamme de fruits et légumes : mirabelles, cerises, fraises, pêches, asperges et raisin. Il faut dire que les hivers doux caractéristiques des gorges du Tarn se prêtent bien à l'arboriculture. Au départ, Benoît se voyait plutôt paysagiste.

«Mais je me régalais plus à tailler les arbres fruitiers que les haies », explique-t-il. Après un BTS en travaux paysagers, il rejoint son père au sein du Gaec des vergers du Piédestal, du nom de la montagne où est située la majorité des 16,5 hectares de l'exploitation. Plantation des fraises en mars, travail du sol, éclaircissement des abricotiers et ramassage des asperges en avril, récolte des cerises, des fraises, des abricots, des mirabelles et des pêches en été... et vendanges fin septembre.

La diversification a un revers : un calendrier chargé. Surtout avec un marché hebdomadaire à Millau, pendant l'été, où son père Gilbert commercialise en direct une partie de la production. Alors que la surface de la ferme croît régulièrement, Benoît envisage d'abandonner la vigne. Il compte aussi augmenter sa production de mirabelles au détriment des cerises, un fruit fragile et exposé à la concurrence étrangère.

La prune, elle, est mieux valorisée (2 € le kilo). Et d'après l'arboriculteur, les producteurs français jouissent d'un «savoir-faire que les autres n'ont pas»: la taille sévère, qui donne des fruits de gros calibre. Cette réorientation n'empêche pas Benoît de poursuivre sa diversification (safran, projet de fraises hors sol). De nouvelles productions pour lesquelles il «cherche de nouveaux marchés».

Source JA Mag

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