Tereos essuie une perte nette annuelle, plombé par le sucre

 Tereos essuie une perte nette annuelle, plombé par le sucre

Le groupe coopératif Tereos, premier sucrier français, a essuyé une perte nette de 20 millions d'euros sur son exercice 2015/2016, en raison de l'effondrement des cours mondiaux du sucre, mais a maintenu sa marge opérationnelle.

La perte nette part du groupe s'établit à 20 millions d'euros, contre un bénéfice de 43,2 millions en 2014/2015, "du fait d'effets non récurrents", a souligné mardi le président du directoire Alexis Duval lors d'une conférence de presse. Le chiffre d'affaires est lui en légère baisse de 2,3% à 4,2 milliard d'euros, a indiqué le groupe, connu pour sa marque Beghin Say.

Le cours mondial du sucre, qui s'est affaissé depuis 2011, s'est en effet effondré de 16% sur l'ensemble de l'exercice écoulé, qui courait d'avril 2015 à mars 2016. "Mais le premier semestre a constitué le point bas de la crise pour nous et il y a eu une reprise au deuxième semestre", a assuré M. Duval.

Une compétitivité renforcée

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) est lui en baisse de 3% à 439 millions d'euros, mais la marge d'Ebitda ajusté reste de 10,5% d'un exercice à l'autre, tirée par l'activité hors Europe, notamment au Brésil. Tereos a par ailleurs "anticipé l'évolution profonde de son environnement et a renforcé sa compétitivité", a assuré Thierry Lecomte, président du conseil de surveillance.

La première étape du plan 2015/2018 de réduction des coûts et d'amélioration de la productivité a donné "pleine satisfaction", avec déjà "plus de 30 millions d'euros" de gains de compétitivité réalisés, sur un objectif annoncé de 100 millions d'ici 2018, selon un communiqué. On assiste depuis l'été 2015 à une remontée des cours mondiaux du sucre. Dans ce contexte, Tereos prévoit en 2016/17 une "augmentation significative de son résultat opérationnel, en hausse de 20 à 25%", selon le communiqué.

Un prix minimum pour la betterave

Par ailleurs, à la veille de la fin des quotas européens sur le sucre en 2017, Tereos a également indiqué être le "premier groupe à s'engager pour donner un prix minimum de la betterave, auquel s'ajouteront des compléments de prix" propre aux activités de la coopérative: revenu d'activité et dividendes sur les gains à l'étranger, a expliqué M. Lecomte.Cela répond à une demande des 12000 betteraviers de la coopérative qui ne souhaitaient pas subir le même sort que les producteurs de lait, en grande difficulté depuis la fin des quotas laitiers européens il y a un an. En contrepartie de cette contractualisation, la production française du groupe va passer de 15 à plus de 18 millions de tonnes en 2017/18, a annoncé Tereos.

Source Avec AFP

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