Terre de Liens : 122 fermes sur moins de 3000 ha

Raphaël Lecocq

Ingénieur en environnement et en recherche d’emploi, Pierre-François Berrier est bénévole au sein de l’association territoriale d’Île-de-France

L’association permet à de nouveaux arrivants dans le monde agricole de s’installer sur des petites structures de proximité. Elle acquiert des terres grâce à des dons et à l’épargne solidaire.Une première présence Salon de l’agriculture.

Une cressonnière de 40 ares, un bâtiment de 30 m2 et un entrepôt de 50 m2, le tout au service de l’installation de Gatien Barberon, un jeune agriculteur de 24 ans à Méréville (91). Telle est l’une des dernières réalisations en date de Terre de Liens en Île-de-France, un mouvement qui s’appuie sur une dynamique associative et citoyenne pour recréer du lien entre les paysans et la société. L’association est présente pour la première fois au Salon de l’agriculture. Selon son Président René Becker, « après avoir œuvré sur le terrain depuis plus de 10 ans, le thème de cette année, à savoir  l’alimentation citoyenne, est au cœur de nos préoccupations ».

Selon Terre de Liens, 22 m2 de terres agricoles sont artificialisés chaque seconde

122 fermes sur moins de 3000 ha

Fondé en 2003, le mouvement Terre de Liens a rendu possible l’acquisition de 122 fermes générant l’installation de 202 agriculteurs sur un total de près de 3000 ha partout en France. De nombreuses orientations économiques sont représentées (maraîchage, arboriculture, productions laitières et fromagères, élevage de poules), avec comme points communs le caractère « paysan » de l’activité (petites structures en bio) et la proximité (circuits courts). Outre des aides publiques, Terre de Liens finance ses acquisitions via des dons (Fondation Terre de Liens) et de l’actionnariat solidaire (Foncière Terre de Liens reconnue par l’Etat) avant de louer les terres acquises aux agriculteurs, et sans jamais les revendre.

Bénévolat

Dans les régions, le mouvement est porté par 19 associations territoriales mobilisant plus de 800 bénévoles. Pierre-François Berrier est l’un d’entre eux. « Depuis le lancement du mouvement, des agriculteurs installés ont pu céder leur exploitation à de nouveaux arrivants mais aucune exploitation n’a cessé son activité », fait-il remarquer. Ingénieur en environnement, actuellement en recherche d’emploi, le bénévole pourrait-il être tenté par l’aventure ? « J’y pense, concède-t-il, mais ce serait en association aux côtés d’un autre agriculteur. Mais pour l’instant, très sincèrement, c’est davantage un employeur que je recherche ». Pendant le salon, Terre de Liens va acter la signature d’un protocole d’investissement avec la Caisse des Dépôts, laquelle s’engage à investir 6 millions d’euros dans la Foncière Terres de Liens.

Sur le même sujet

Commentaires 1

babal 52

Je suis n'es qu'un mot a dire.bravo.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier