Tourisme : 2012, une année fédératrice pour le tourisme en Haute-Marne

Avenir agricole et rural de la Haute Marne 52

L’assemblée Générale ordinaire de la Maison Départementale du Tourisme s’est tenue le 5 décembre, dans l’amphithéâtre du Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises.

Si cette assemblée s’est faite tardivement, elle a toutefois permis de révéler que l’année 2012 a été fédératrice pour le tourisme en Haute-Marne et que le travail et les projets ne manquent pas pour améliorer la visibilité et la promotion du département. A l’issue de cette assemblée, se sont déroulées les Assises du Tourisme où la « consommation du département » a été au cœur des débats.
Associations, professionnels du tourisme, élus et conseillers généraux étaient au nombre de 80 à avoir répondu présent pour cette assemblée générale. André Noirot, président de la Maison Départementale du Tourisme, a d’abord dressé son rapport moral. En tout début d’année, les acteurs du tourisme de Champagne-Ardenne se sont retrouvés à Bruxelles pour le Salon des Vacances, où la région était hôte d’honneur de la France. « La Haute-Marne était très bien représentée avec une délégation d’une quarantaine de personnes qui se sont relayées pendant cinq jours pour faire découvrir notre département, qui fait preuve d’une belle unité et d’un grand dynamisme ».

Un plan média très ambitieux

Dans la promotion/communication, le Conseil général a souhaité accorder un budget supplémentaire à la MDT pour un plan média très ambitieux. Cela s’est traduit par un renforcement des campagnes publicitaires à travers des campagnes régionales et nationales en direction des publics seniors, familles et groupes. La Haute-Marne a notamment été présente pour la première fois sur les chaînes de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5) après 20 h 30, aux heures de grande écoute. Le rayonnement du développement touristique s’est également traduit par les chiffres, qui ont progressé en 2012 : +1,8 % pour l’hôtellerie, +4,31 % pour le camping et + 17% pour les gîtes en service réservation, alors qu’en France, les tendances sont plutôt à la baisse. Malgré une météo capricieuse et une crise économique persistante, les manifestations et les visites de sites ont eu aussi une bonne fréquentation en 2012.
En outre, la MDT a contribué au développement des labels Tourisme et Handicap et la Champagne à Vélo en collaboration avec le Comité Régional du Tourisme Champagne-Ardenne, la DIRECTE et les associations du territoire. « Le travail de fonds sur le fleurissement s’est poursuivi avec la mise en œuvre de la labellisation des Petites Cités de Caractère dont les trois premières labellisées en Champagne-Ardenne sont trois communes haut-marnaises : Bourmont, Vignory et Châteauvillain » a précisé André Noirot. L’objectif du Conseil général d’avoir une structure fédératrice en Haute-Marne pour le tourisme a donc pris tout son sens en 2012 avec des résultats au rendez-vous malgré une conjoncture difficile.
Quant au rapport financier, détaillé par M. Hauss, du cabinet Chevry, le total des produits est de 1 597 862 euros pour un total de dépenses de l’ordre de 1 578 569 euros soit un solde positif de 19 294 euros. Michel Guérin, directeur général de la MDT, est ensuite intervenu pour présenter le budget 2013, très légèrement inférieur à celui de 2012 et « avec un maintien du budget de la part du Conseil général ».
Puis ce dernier, en compagnie d’Anne Jossinet, a expliqué le rapport d’activités en insistant sur l’importance de la promotion et de la communication, que ce soit par le biais de documents en ligne, de participations à des salons comme à la Foire de Châlons ou encore grâce au Pass Tourisme 52 dont le succès ne faiblit pas avec 9 242 utilisateurs du Pass en 2012 contre 8 375 en 2011 et 4000 en 2009 lors de sa création. Les relations presse ont bien fonctionnées avec deux reportages aux 13 heures de TF1. Quant aux tendances de 2013 et un premier bilan sur la saison d’été, Michel Guérin a indiqué que « les professionnels du tourisme avaient dans leur ensemble connu de mauvaises fréquentations avec une météo défavorable jusque fin juin et que la conjoncture économique a provoqué moins de départs en vacances des Français ».

Première rencontre pour les Assises du Tourisme

Après l’assemblée, place à la première rencontre tant attendue des Assises du Tourisme, mises en place par le Conseil général et la MDT afin de dégager les priorités et les stratégies des 5 à 10 prochaines années pour le tourisme en Haute-Marne, et qui a réuni pas moins de 150 élus et acteurs du tourisme départemental. Dans un premier temps, Michel Guérin a analysé les résultats du questionnaire envoyé à ces mêmes élus et acteurs du tourisme. Il en ressort que neuf répondants sur 10 pensent que le tourisme peut-être un levier de développement économique du département. Trois-quarts estiment en revanche que la Haute-Marne est une destination peu connue. Si la nature et l’environnement, le calme et la tranquillité sont cités comme les principaux atouts, la signalisation touristique, l’animation, l’événementiel et les équipements de loisirs apparaissent comme autant d’axes à améliorer, de même que les accès ferroviaires, les jours et horaires d’ouverture des restaurants et les services et commerces. La principale région à cibler pour augmenter le nombre de touristes serait l’Ile-de-France. Enfin, 75 % des sondés pensent que les organismes qui interviennent dans le tourisme devraient mutualiser leurs actions, notamment dans le domaine de la promotion/communication.

Vers un tourisme marchand

une présentation par le cabinet GMV Conseil marketing de l’étude de la DATAR, engagée sur les territoires délaissés par la promotion touristique que sont les territoires ruraux. Si plusieurs freins comme l’accessibilité aux commerces, aux services et aux activités ainsi que de la destination par différents moyens de transports ont été évoqués, Hélène Jacquet-Montsarrat, chargée de mission à la DATAR souhaite que « le tourisme à la campagne, souvent non-marchand, devienne marchand et soit un marché de consommation en approfondissant les attentes des clientèles potentielles ». La campagne, qui jouit d’un patrimoine culturel et naturel, est une destination multi-registres et polyvalente avec une grande diversité de formats de séjours et de saisons de consommation et est perçue tel « un paradis perdu d’une clientèle massivement urbaine ». D’après cette étude, il apparaît que la mise en consommation des territoires ruraux passe par des échelles territoriales resserrées et à définir. Jean-Jacques Bayer, conseiller régional et maire de Montier-en-Der, a confirmé cette réflexion en affirmant qu’il fallait réfléchir à l’élaboration d’une stratégie entre la région et le département. « Si on développe le tourisme, on développe le territoire ».
Tout est dit.

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