Tous contre le gaspillage alimentaire !

Chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire

Tous contre  le gaspillage alimentaire !
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Les secondes rencontres du Réseau Local étaient placées sous le signe de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Les 180 participants de ce Réseau, initié en 2009 par la Chambre d’agriculture, l’Association des Maires et le Conseil général de Maine-et-Loire ont pu, grâce à la qualité des intervenants, à la fois juger de l’ampleur de ce phénomène et découvrir les initiatives mises en place dans différentes structures pour les endiguer et remettre ainsi les euros économisés dans les repas préparés dans la restauration collective.

Les intervenants de la table ronde : des fournisseurs de produits, des responsables de cuisine, mais aussi des consommateurs, ici les élèves du collège de St Georges sur Loire.

C’est dans les collèges et les lycées que l’on enregistre les pertes alimentaires les plus importantes a expliqué Caroline Joigneau-Guesnon de l’union nationale des CPIE. Traduit dans le Maine-et-Loire cela revient à 50 kg par convive pour un restaurant scolaire avec un internat. Toutefois, la multiplication des initiatives comme celles présentées lors des débats devraient permettre de considérablement diminuer ce tonnage.

La table ronde, a en effet permis de montrer que de la production jusqu’à l’assiette, le Maine-et-Loire est source de nombreuses expériences à démultiplier.

La coopérative Rosée des champs (transformation de légumes en 4ème gamme) étudie les modalités de mise en place d’une unité de méthanisation avant la fin 2014. L’objectif est à la fois de « recycler » les déchets de légumes issus du process de transformation en boues pour les cultures, mais aussi de produire de la vapeur d’eau, indispensable à l’élaboration de produits pasteurisés. Exemple : une carotte épluchée mécaniquement « fabrique » 35 % de déchets alors qu’une carotte épluchée à la vapeur n’en produit que 15 %. Une conséquence importante à la fois pour la production de déchets, mais aussi par rapport au rendement.

La « chasse aux gaspis » passe aussi par l’éducation nutritionnelle.

La cantine de St Léger des Bois (200 repas/jour) et sa responsable sont convaincues : écouter les convives et en tirer les leçons, présenter le produit sous différentes formes pour que les enfants s’y habituent, travailler des produits de qualité pour faire de bonnes choses, sont des éléments qui favorisent cette chasse aux gaspis.

Dans une autre dimension, la cuisine centrale de la ville de Cholet, qui livre chaque jour 3 000 repas (2 500 en restaurants scolaires, mais aussi pour la petite enfance, les personnes âgées et le portage à domicile) fait aussi la chasse aux déchets. Les commandes de repas sont faites au plus juste, évitant ainsi de trop préparer. Les gestions des déchets sont organisées par ceux-là mêmes qui portent les repas… Des animations auprès des convives, illustrant le volume de déchets générés sont également mises en place, non pas pour culpabiliser mais pour sensibiliser.

Sensibilisation

 c’est aussi le maître mot de l’expérience menée sur le long terme par l’équipe du Collège de St Georges sur Loire. Tous impliqués : parents, enfants, infirmières de l’établissement et surtout les équipes de la restauration. Ils ont pesé, photographié, les contenus des plateaux qui allaient à la poubelle, sondé les élèves pour comprendre pourquoi ils jetaient et analysé les résultats pour, au final, mettre en place des actions correctives.

Parmi celles-ci :

  • Un « salade Bar » à la place des portions individuelles
  • Un engagement de la part des convives à goûter, à manger les portions qu’ils mettent eux-mêmes dans leur assiette
  • Une surveillance du plateau pour diffuser des conseils sur l’équilibre alimentaire
  • Un retour à la baguette coupée en tronçons plutôt que les pains individuels, souvent trop gros pour être mangés complétement

Au bilan, une division par 10 des quantités jetées.

Les ateliers de l’après-midi poursuivaient le même objectif abordant également les avantages de la cuisson lente. L’organisation logistique autour des produits locaux. Les clés d’un partenariat durable entre fournisseurs et acheteurs de produits locaux.

Le menu de cette seconde édition était donc copieux, le thème riche, les convives nombreux n’ont fait aucun reste mais bien au contraire avalé les expériences locales afin de les cuisiner à leur sauce.

Cécile DUJOLS

Chambre d'agriculture 49

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