Traite : Le choix du roto pour le confort et pour voir venir

Rédaction Vendée agricole

Entre robot de traite et roto les cinq associés du gaec les Bleuets ont fait le choix qui leur permettra de produire davantage en tournant quelques minutes de plus.

Affluence jeudi la semaine dernière aux abords de La Petite Roche aux Lucs-sur-Boulogne dans ce qui était encore un champ il y a un an. La Maison Delaval organise une porte ouverte chez les associés du gaec les Bleuets dans leur bâtiment flambant neuf et autour de leur roto de traite. Et le sujet intéresse s’il faut en juger par le nombre de visiteurs en provenance de toute la Vendée et aussi de Loire atlantique. L’appareillage - un roto PR 2100 34 postes extérieur - est en service depuis l’automne mais il apparaît comme neuf. « Au prix d’une énorme quantité d’eau de lavage à chaque traite », confie Patrick Martin, l’un des associés. La porte ouverte se déroulant en dehors des heures de traite, les visiteurs ne peuvent pas examiner la machine en fonctionnement mais ils peuvent quand même en découvrir le mécanisme, écouter les témoignages des éleveurs et les messages publicitaires des agent Delaval devant des vidéos et un verre de vin chaud.

120 vaches à l’heure

« Il ne nous faut guère plus d’une heure pour traire nos 130 vaches » témoignent les associés, sachant que la moyenne d’étable tourne autour de 9600 kg de lait/an et que le quota du gaec est de 1 125 000 litres collectés par Terra Lacta.
Les visiteurs ont pu aussi vérifier l’efficacité du bâtiment logettes paillées avec racleur pour la propreté des vaches, la brosse rotative pivotante, l’aire d’attente caillebottis autonettoyante avec barrière poussante, et la porte de sélection 3 voies. L’installation est aussi équipée de 4 stations de DAC, d’un système de détection des chaleurs par analyse des déplacements des vaches, d’une pompe à vide avec régulation et d’un refroidisseur à plaques.

Les cinq associés du gaec dont trois sont dans la cinquantaine  - Yann Rousseau, Fanfan et Patrick Martin - se sont lancés dans la construction de leur nouvelle étable parce qu’il y a des jeunes dans leur équipe – Thierry Rousseau et Cyrille Martin – et parce que leur environnement et ce qu’ils savent de l’avenir est plutôt favorable au développement de la production laitière.
Quant au choix du roto, « il permet de voir venir. Si un jour on doit traire plus de vaches eh bien il suffira qu’il tourne quelques minutes de plus ». Ce qui n’est pas le cas avec un robot qui est à son optimum à un nombre précis de traites. Et pour dépasser ce nombre il faut alors s’équiper d’une machine supplémentaire, ce qui renchérit tout de suite le litre de lait produit.

Analyse par quartier et compteur infrarouge

Autre choix du gaec : la traite par l’extérieur du roto. « Pour une raison d’accessibilité à la zone de traite », expliquent-t-ils « Et pour le confort ». Cette zone est en fait une plate forme dite « longue » qui s’élève ou redescend en fonction de la taille du trayeur. Enfin s’il n’y a pas ici les bras mythiques du robot il y a toutes les autres commodités informatiques avec l’identification, la traite et l’analyse par quartier, le compteur à lait infrarouge mesurant la conductivité et la calorimétrie, le logiciel de gestion de troupeau et le logiciel d’annonce vocale à l’entrée de la salle de traite...
Nous sommes dans un autre monde ? Apparemment pas ! Les vaches sont tout aussi placides que leur ancêtres et les éleveurs tout aussi chaleureux que les trayeuses à selle, à seau et à bonnet du temps de nos grand-mères.

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