Travail'Vo, partisan de l'équilibre entre vie de famille et rentabilité

R. Saint-André

L'organisation de producteurs Elvea a organisé à Marcolès une journée d'information sur une production diversifiante, avec l'association Veau sous la mère.

Pas facile de remplacer entre 200 et 300 éleveurs de veaux sous la mère qui partent chaque année en retraite. Certes, les 70 jeunes installés annuellement produisent bien davantage que leurs aînés. Mais le rythme de croisière de 120 à 130 installations, sur l'ensemble du Grand Sud-Ouest est encore loin d'être atteint. Aussi, la structure unique qui défend les intérêts de la production, l'association Veau sous la mère, multiplie les opérations de communication et tient surtout à rompre le cou à quelques idées toutes faites. “Notamment en termes d'organisation de travail”, plaide Francis Rousseau qui animait mardi une réunion de producteurs et de porteurs de projets. À l'EARL Marty, au Peyrou de Marcolès, il a trouvé le bon exemple. “Ici, la tétée des 25 veaux prend trois quarts d'heure le matin et autant l'après-midi. Pas davantage”, témoigne l'éleveur. “Il est particulièrement rapide et bien organisé”, reconnaît l'animateur de l'association Veau sous la mère, qui table sur dix veaux par heure maximum.

Des débouchés assurés

Face à une quarantaine d'éleveurs, réunis à l'initiative d'Elvea, Francis Rousseau a résumé la méthode Travail'Vo en une formule : “Produire du veau sous la mère, du vrai, c'est s'assurer à la fois du bien-être de l'animal, du bien-être de l'éleveur et... du bien-être de son porte-monnaie !” Dans son rôle d'information et d'incitation en amont de la filière, il plaide ainsi pour la “vivabilité” du métier, la “viabilité économique n'étant plus à démontrer”, selon lui. “La tétée en libre service, c'est pour bientôt”, a-t-il notamment promis. Francis Rousseau travaille également auprès de la filière, à la recherche de nouveaux points de vente. Il s'est félicité de trouver ce mardi dans l'assistance deux bouchers engagés dans la filière. David Pons, responsable d'Elvea, précise que l'essentiel de la production part en boucherie traditionnelle. Six bouchers cantaliens proposent du label rouge. Un abatteur à La Tronquière permet de trouver des débouchés sur le Lot. “Le prix est identique, que se soit mâle ou femelle et la garantie de vente est assurée”, argumente David Pons. Sur les 1 000 veaux sous la mère produits annuellement dans le Cantal - surtout sur les secteurs de Margeride et de Châtaigneraie - 40 % sont labellisés.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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