UDSEA : A l'appel de l'UDSEA, la MSA soutient les éleveurs

David Perret

La mobilisation des éleveurs victimes des dégâts de rats taupiers porte ses fruits.

Il y a un peu plus d'un an, lors d'une mobilisation organisée par l'UDSEA à St-Julien-Puy-Lavèze, les agriculteurs des zones infestées clamaient leurs difficultés à gérer les populations de campagnols terrestres. Les dégâts sont tels, malgré les efforts fournis à l'occasion des luttes, que certaines exploitations ont subi un impact important sur leur trésorerie. Coût des traitements, matériel abîmé par la terre remontée par les rats, achats de fourrages, impossibilité de pâturage des animaux, temps pris pour la lutte… toutes ces contraintes ont amené les éleveurs à alerter les Pouvoirs publics sur leur situation. Afin de remédier aux situations financières les plus urgentes recensées par son réseau, la MSA a agi dans le cadre de l'AGAVE (1). Ainsi, une aide de 200 euros est attribuée à 380 agriculteurs, sous la forme de diminution des cotisations sociales de l'année 2008. Les bénéficiaires ont justifié de l'acquisition de produits destinés à lutter contre l'infestation des rats taupiers au cours des années 2006 ou 2007.

La situation n'est pas réglée

La situation n'est pas réglée

En outre, dans le cadre de ses missions de prévention, la MSA a aidé une quarantaine d'exploitants ayant suivi en 2006 ou 2007 le stage de formation initiale «applicateurs PH3» par une participation de 300 euros au coût de la formation. Ce stage contribue à sensibiliser les agriculteurs à lutter contre les taupes, lesquelles favorisent la prolifération des campagnols terrestres en creusant des galeries. L'UDSEA persévère dans ses revendications pour assouplir la réglementation en terme de lutte et dans la recherche de solutions concrètes pour aider les éleveurs et bénéficie de l'appui de la Chambre d'agriculture et de la FDGDON en ce sens. On attend toujours les nouveaux arrêtés interministériels encadrant l'utilisation de la bromadiolone et l'homologation du PH3 contre les rats taupiers. A défaut, la réglementation est celle définie par les arrêtés préfectoraux en cours, basés sur le dernier arrêté interministériel. Pendant ce temps, les rats courent toujours…


(1)Association pour la gestion des aides aux agriculteurs victimes de calamités naturelles, climatiques, économiques.

Yves Pélissier, Président de syndicat communal UDSEA à Briffons

«La situation n'est pas réglée. Les efforts de lutte contre les rats taupiers payent sur certaines parcelles mais bon nombre de prairies sont encore ravagées sur les secteurs de St-Julien-Puy-Lavèze, Briffons, Tauves, etc. Le geste de la MSA est appréciable mais il est malheureusement insuffisamment soutenu, en particulier par le Conseil Général. En effet, sur mon exploitation par exemple, la commune finance 30 % de l'achat d'appâts et il me reste encore 1100 E à régler. A cela, on rajoute la charge de travail, jusqu'à 60 % de perte de matière sèche sur certaines parcelles (environ 350 E) et des coûts de remise en état des prairies. Chaque année, des achats de fourrages sont obligatoires pour 5000 E. De plus, on soupçonne un impact de la terre remontée par les rats sur la santé des bêtes. Les éleveurs ont un besoin urgent d'avancées pour remédier à ce problème».

Source Auvergne Agricole

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