UDSEA : Premier bilan de la vaccination pour les sections de l'élevage de l'UDSEA

Marie-Noëlle Dassaud

Malgré des conditions climatiques plus favorables à la récolte des fourrages qu'à la tenue de réunions, les professionnels de l'élevage étaient présents, au rendez-vous donné lors de la réunion du 26 mai dernier.

En effet, avant l'arrivée des doses pour la vaccination des cheptels de souche, les responsables des sections élevages, lait, ovins, bovins allaitants de l'UDSEA et les représentants des organisations professionnelles, s'étaient accordés pour se réunir de nouveau 15 jours après l'arrivée des vaccins, afin d'établir un premier constat sur la mobilisation des éleveurs pour la vaccination des animaux contre la fièvre catarrhale. Aujourd'hui, la profession ne cache pas son inquiétude : les retards de livraison pèsent sur la disponibilité en vaccins dans le département. Ils ont insisté sur le fait qu'il ne serait pas acceptable que les animaux destinés à l'export ne puissent pas bénéficier des doses nécessaires pour leur commercialisation. Bruno Chaput, président de l'EDE, n'a pas manqué de rappeler, également, aux représentants de la DDSV (1) qu'il était inadmissible que les doses destinées aux ovins ne soient toujours pas disponibles. Il a rappelé que le cheptel ovin était le plus vulnérable, que les éleveurs ovins étaient déjà dans une situation critique, et que tous les moyens devaient être mis en place pour faire face à cette crise sanitaire. M. Ravaux, directeur de la DSV, a précisé qu'il y avait eu des problèmes techniques au niveau des laboratoires pour la fabrication des vaccins. Cependant 40 % des doses prévues pour la filière ovine étaient arrivées et la priorité était donnée au cheptel reproducteur. La vaccination des ovins devrait débuter dans les jours qui viennent.

Les différentes interventions des éleveurs de bovins, montrent que la vaccination semble se dérouler de façon organisée dans certains secteurs. Jean-Paul Thénot, président de la section bovine, a demandé à M. Ravaux de faire en sorte que les vétérinaires répondent à la demande des éleveurs, lorsque ceux-ci souhaitent vacciner, «il n'est pas acceptable que des vétérinaires refusent de vacciner».
Avant de conclure, les professionnels ont exigé d'avoir rapidement des données précises auprès de la DSV et du GDS , concernant le nombre d'exploitations ayant fait la démarche de vacciner.

(1)DSV : Direction des Services Vétérinaires.

FCO : Soutien doublé aux commerçants en bestiaux

Le ministère de l'Agriculture a décidé de doubler l'enveloppe d'indemnisation réservée aux opérateurs de commercialisation du bétail au titre de la perte de chiffre d'affaires occasionnée par la fièvre catarrhale ovine (FCO) en 2007. Telle est la principale annonce faite par un représentant du ministère de l'Agriculture à l'issue du congrès commun des industriels et grossistes français de la viande (FNICGV) et des commerçants en bestiaux (FFCB), les 19 et 20 juin derniers à Angers. La rue de Varenne a débloqué au total 30 millions d'euros d'aides à la filière bovine et ovine au titre de l'année 2007 afin qu'elle puisse faire face aux conséquences de l'épidémie. Trois millions étaient réservés aux commerçants en bestiaux. Compte tenu du nombre important de demandes (500 ont été adressées à ce jour à l'Office de l'élevage), le conseiller technique chargé des productions animales, Jérôme-André Gauthier, a annoncé que l'enveloppe serait doublée.


Les représentants des éleveurs ovins et bovins, de l'EDE, du GDS et de la DSV maintiennent une veille sur la FCO

Les représentants des éleveurs ovins et bovins, de l'EDE, du GDS et de la DSV maintiennent une veille sur la FCO

 

Ils ont dit…

- Roland Batisse, éleveur Limousin à Ludesse, représentant de la section vaches allaitantes à la FNB. (2)
« Une grande partie des éleveurs ont vacciné. Nous nous sommes organisés pour que la vaccination se déroule chez plusieurs éleveurs dans la même journée. Une forte mobilisation des éleveurs pour s'entraider s'est fait sentir sur notre secteur. Pourtant, certains n'ont pas vacciné, les problèmes de contention des animaux repoussent les éleveurs à le faire dans l'immédiat ».

- Valéry Barlot, éleveur allaitant charolais, à Cisternes la Forêt, représentant des jeunes agriculteurs.
« La vaccination s'est faite dans de bonnes conditions. On constate une forte demande, une grosse partie des éleveurs à troupeau mixte (allaitants /laitiers) veulent être vaccinés le plus rapidement possible. On peut noter que les troupeaux laitiers purs restent plus en retrait concernant la vaccination ».

- David Chaize, éleveur charolais à Bort l'Etang, représentant de la section engraissement à la FNB.
« La vaccination pourrait poser problème aux éleveurs qui ne sont pas équipés de parcs de contention ou de bâtiment leur permettant de rentrer les animaux. Pourtant c'est le seul moyen de prévention que l'on a aujourd'hui pour préserver nos animaux. Attendre l'automne n'est pas une solution, la situation des élevages allaitants ne nous permet pas de prendre ce risque, la maladie s'est fortement développée l'été dernier, nous avons une épée de Damoclès sur la tête si nous ne vaccinons pas.»

- Louis Vacquant, producteur de lait, à Buissières Près Pionsat, représentant de la FDPL. (3)
« Les conditions climatiques actuelles sont propices à la prolifération des insectes vecteurs. Nous devons être vigilants à tout risque d'apparition de signes cliniques de la fièvre catarrhale. J'ai vacciné tout le cheptel. En pratique, la première injection a été faite et la seconde doit se faire vers le 8 juillet. Aucune baisse de production ni avortement ne sont observés. J'ai préféré réagir de manière préventive à un coût limité au lieu de risquer de subir les conséquences de la maladie ».

(2) FNB : Fédération Nationale Bovine
(3) FDPL : Fédération Départementale des Producteurs de Lait

Source Auvergne Agricole

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