Un besoin de dynamisme

Avenir agricole et rural de la Haute Marne 52

Un besoin de dynamisme

Eleveurs d’ardennais et de bovins se sont réunis pour faire un point sur les activités passées de la fédération, sur la préparation de la foire de Montigny-le-Roi et sur les nouvelles directives de la section chevaline.

ASSEMBLEE GENERALE FEB

Le président Michel André a évoqué le climat difficile pour les éleveurs, en cause l’augmentation du prix des aliments et des céréales, affirmant qu’il fallait davantage de solidarité entre agriculteurs. 

La dernière foire de Montigny, avec son concours d’élevage bovin et ses 200 fidèles exposants a attiré 6000 visiteurs, soit 2000 de moins que l’année précédente, la faute à une météo peu clémente. L’édition 2014 a des difficultés à se mettre en place, comme l’explique Michel André : «Chaque année, c’est de plus en plus dur à cause des normes de sécurité, tout en accueillant correctement le public, heureusement nous avons la reconnaissance de la chambre d’agriculture et des JA 52». Le président remercie la bonne participation du lycée agricole qui aide la fédération pour les entrées de la foire et la dynamique apportée par le syndicat charolais.

La FEB a acheté un bungalow avec sanitaires et pense employer un technicien de surface pour les nettoyer régulièrement pendant la manifestation. L’entrée restera payante puisqu’il y a beaucoup de charges, l’année où elle était gratuite n’a pas changé le nombre de visiteurs. Pascal Guichard de la section chevaline souhaite dynamiser davantage la foire : «Il nous faut du monde, redonner du sang neuf car on est en perte de vitesse, on a besoin d’idées pour s’organiser et sensibiliser le public. A cause de la conjoncture, le nombre d’éleveurs diminue et les entrées permettent de les indemniser». Pascal Guichard souligne le besoin de redynamiser les éleveurs du Bassigny et met en avant Anaïs Jacquot une nouvelle éleveuse, adhérente au syndicat qui doit servir d’exemple.

Nouvelles directives

Pour la section chevaline, les concours d’élevage à Clefmont et Montigny se sont bien déroulés, mais il y a un manque de candidats. Le concours national de la race ardennaise s’est exceptionnellement tenu à Montier-en-Der, à la place de Vittel. La manifestation s’est très bien passée avec un bon accueil du public, même si c’est plus difficile pour les éleveurs de se rendre à Montier, du covoiturage a donc été mis en place. Rappelons que la championne 2013 est haut marnaise, il s’agit de Quassidy de Fresnoy qui appartient au GAEC de Fresnoy en Bassigny. L’Union des Eleveurs de Chevaux de la race Ardennaise peut verser jusqu’à 2600 Ä aux bêtes représentant son département lorsque la manifestation a lieu en dehors de celui-ci. Il n’y a que les éleveurs déclarés officiellement (avec un numéro Siret) qui peuvent toucher cette aide. Depuis le 1er janvier, l’Etat n’accorde plus de contribution financière pour les chevaux dans les concours. Il va falloir dorénavant montrer des factures à la Société Française des Equidés de Travail (SFET) pour toucher des aides, dont on ignore encore le montant. Le budget de fonctionnement de la SFET est encore inconnu, on ne sait pas comment il sera redistribué. Il y a un renforcement des contrôles au niveau des abattoirs qui peuvent décider que le cheval est impropre à la consommation humaine. Cela concerne les bêtes ayant fait l’objet d’une rupture dans leur chaîne de traçabilité. Il s’agit notamment d’animaux identifiés tardivement, de ceux accompagnés par un document d’identification duplicata ou de remplacement, ou de certaines bêtes dont le feuillet “traitement médicamenteux“ n’a pas été inséré dans les délais. Pascal Guichard rappelle également le coût aberrant de l’équarrissage (300 Euros), précisant qu’il découle d’une mésentente entre éleveurs de chevaux et éleveurs de ruminants.

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