Un bilan IBR creusois favorable. En route vers l’éradication, tous les élevages sont concernés

Christian PETIT et Dr Didier GUERIN

Un bilan IBR creusois favorable. En route vers l’éradication, tous les élevages sont concernés

Bilan IBR 2015/2016 => Fruit de notre plan d’action effectif depuis 1996, notre situation favorable en Creuse vis à vis de l’IBR se renforce avec une diminution continue des élevages détenant des bovins positifs.

Un bilan IBR creusois favorable. En route vers l’éradication, tous les élevages sont concernés

2015/2016 a vu, en Creuse, une nouvelle baisse du nombre de cheptels IBR positifs renforçant ainsi notre situation très favorable. La réévaluation des kits d’analyses et les nouvelles règles de gestion des « positifs isolés » ont permis de limiter fortement les problématiques de suspension d’appellation IBR de cheptels. Avec la mise en application du nouvel arrêté ministériel IBR du 31/05/2016, l’objectif est la fin de l’éradication.

Une situation creusoise favorable avec plus 98 % de cheptels négatifs facilitant les échanges pour la France, l’Europe ou l’international…

Au 30/09/2016, sur 2.812 cheptels bovins creusois, 2.698 (96 %) étaient sous appellation et 50 (1,80 %) détenaient au moins un bovin positif (15 élevages avec 1 bovin positif, 15 avec 2 à 10 et 20 avec plus de 10 bovins positifs). La dérogation au contrôle IBR à l’introduction lors de transport maîtrisé à partir de cheptels indemnes s’est encore accrue. En 2015/2016, 4.828 bovins pour 595 introductions en ont bénéficié. Notre département se trouve donc dans une situation très favorable pour finaliser l’éradication IBR avec une facilitation encore améliorée des circuits commerciaux, y compris aux échanges et à l’export et un allègement de la prophylaxie envisageable très prochainement.

… avec une amélioration des outils analytiques

La mise à disposition de kits plus spécifiques et de nouvelles procédures permettant le contrôle de résultats suspects d’être de faux positifs a permis de diminuer de 3/4 le nombre d’élevages suspendus à la prophylaxie (29 pour la campagne 2015/2016 contre 127 pour la campagne 2014/2015). Cette amélioration devrait se poursuivre avec le recours à un test de confirmation dans chaque Laboratoire Départemental d’Analyses.

Un objectif d’éradication avec le nouvel arrêté ministériel du 31/05/2016

Ce nouvel arrêté a pour objet l’éradication de l’IBR avec l’attribution d’un statut IBR à chaque élevage, le renforcement de la surveillance et de l’assainissement avec des restrictions à la circulation des bovins issus de cheptels non-indemnes d’IBR. Il est favorable pour les cheptels indemnes d’IBR (plus de 95 % des troupeaux creusois) et plus contraignant pour ceux en assainissement ou non-conformes.

Un allègement lors de situations favorables…

Dans les zones à situation épidémiologique favorable (taux de cheptels positifs inférieur à 1 % ou taux de nouveaux cheptels positifs inférieur à 0,2 % pendant deux ans), la qualification de l’IBR est maintenue par contrôle de 20 % des bovins âgés de plus de 24 mois ou par contrôles annuels du lait de mélange. Cet objectif est en vue à court terme pour la Creuse (cf. carte). Les troupeaux d’engraissement dérogataires exclusivement entretenus en bâtiments dédiés (bâtiment sans accès aux pâtures et sans détention d’autres animaux) dérogent à l’obligation du dépistage annuel.

Un bilan IBR creusois favorable. En route vers l’éradication, tous les élevages sont concernés

… mais un dépistage des plus de 12 mois pour les situations défavorables

Tout troupeau en cours d’assainissement ou non-conforme devra contrôler ses bovins à partir de 12 mois et non à partir de 24 mois comme les élevages indemnes ou en cours de qualification. Par mesure de transition, jusqu’au 31/12/2017, les troupeaux en cours d’assainissement et ayant éliminé la totalité des animaux reconnus positifs avant la prophylaxie dans leur cheptel peuvent ne contrôler que les bovins de plus de 24 mois.

Pour le contrôle aux mouvements, un dépistage 15 à 30 jours après l’arrivée…

Tout bovin introduit, quel que soit son âge, sera isolé et soumis à un dépistage IBR réalisé 15 à 30 jours suivant sa livraison pour prendre en compte le risque « transport » (cf. article du 17/06/2016). Des dérogations au contrôle à l’introduction peuvent intervenir si les bovins sont issus de troupeaux indemnes d’IBR avec un transport maîtrisé.

… avec un dépistage avant le départ pour tout bovin issu de troupeau non-indemne

Si le cheptel d’origine est non-indemne d’IBR, un contrôle IBR sera à réaliser dans les 15 jours avant le départ du ou des bovins afin de ne mettre dans le circuit « propre » que des animaux négatifs en IBR. Les bovins destinés à un troupeau d’engraissement dérogataire en bâtiment dédié ou à l’abattoir peuvent déroger à l’obligation de dépistage. 

Une vaccination des positifs dans le mois suivant le résultat d’analyse…

Afin de limiter le risque de contamination des congénères, tout bovin ayant présenté un résultat IBR défavorable sera vacciné par son vétérinaire sanitaire dans le mois suivant la notification du résultat d’analyse sauf si l’animal est envoyé par transport sécurisé à l’abattoir. La vaccination sera entretenue par des rappels vaccinaux réalisés par le vétérinaire sanitaire. 

… avec une ASDA marquée pour les bovins positifs avec une sortie uniquement vers l’engraissement ou l’abattoir

Lorsqu’un bovin est reconnu positif en IBR, pour faciliter son identification et la mise en place des mesures de restriction correspondantes, son ASDA (attestation sanitaire à délivrance anticipée) est marquée avec une étiquette« POSITIF IBR ». Sa sortie n’est autorisée que vers un abattoir ou un troupeau d’engraissement dérogataire en bâtiment dédié. Lorsque les mesures prévues par l’arrêté ne sont pas respectées (troupeau non-conforme), tous les bovins du troupeau sont considérés comme infectés. 

Une séparation des circuits pour le transport et les rassemblements

Afin de limiter toute nouvelle contamination, tout bovin reconnu infecté d’IBR ne peut être introduit dans une exploitation ou mélangé à des bovins de statut différent, y compris lors du transport ou de tout rassemblement. Tout bovin entré en contact avec un bovin reconnu infecté sera considéré comme infecté.

Pour chacun, certifier son cheptel au regard de l’IBR, pour tous, obtenir le statut de zone épidémiologique favorable

Le « J’apporte des garanties », étape de notre concept « Le sanitaire…j’adhère », demande, au niveau individuel, de certifier son cheptel au regard de l’IBR pour bénéficier des avantages de commercialisation avec une limitation des contraintes et, au niveau collectif, d’obtenir le statut de zone épidémiologique favorable pour la Creuse avec un allègement des contrôles dans les cheptels indemnes d’IBR. Pour finaliser cette éradication de l’IBR, nous avons contacté chaque éleveur avec un cheptel détenant des bovins positifs, nous mettons à disposition de nouveaux outils (étiquettes « POSITIF IBR » à coller sur les ASDA des bovins positifs et/ou vaccinés, nouveau billet de garantie conventionnelle avec une présentation dans un prochain article…), nous avons informé vos vétérinaires sanitaires, réuni vos opérateurs commerciaux et nous vous proposons d’intégrer ce sujet dans nos échanges lors de nos prochaines réunions cantonales du 21/11 au 07/12. N’hésitez pas à contacter votre vétérinaire sanitaire, la DDCSPP ou nous-mêmes pour tout renseignement complémentaire.

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