Un contrat territorial pour améliorer la qualité des ressources en eau

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Signature du contrat territorial.
Signature du contrat territorial. (AM)

Déjà mis en œuvre en 2011, le premier contrat territorial destiné à préserver et protéger la ressource en eau sur la région nord du pays de Boussac, avait permis non seulement d’ancrer une certaine dynamique sur le territoire du bassin versant de la retenue des Martinats, du Petit-Bougnat et des Puits-des-Méris, mais aussi de stabiliser les nitrates en dessous des limites autorisées.
Arrivé à son terme en 2015 et afin de reconduire les actions déjà engagées, un nouveau contrat territorial a donc été signé le 4 avril dernier à Saint-Marien en présence d’Hervé Grimaud, président du syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable de Boussac et Martin Gutton, directeur général de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.
Une signature à laquelle participait également de nombreux partenaires institutionnels et techniques dont la région Nouvelle-Aquitaine, le Conseil départemental de la Creuse, la Chambre d’agriculture et les communes concernées, la Fédération de la Pêche, etc.
Les objectifs du contrat territorial des Martinats, du Petit-Bougnat et du Puits-des-Méris visent à maintenir et développer une agriculture en faveur de la protection de la ressource en eau, d’accompagner les changements de pratiques agricoles et de sensibiliser la population à la protection de la ressource en eau.
Mais au-delà de la préservation de la ressource en eau, le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable (SIAEP) de Boussac, souhaite non seulement mettre en place une bonne gestion des étangs et développer la connaissance et sécuriser les captages, mais également animer et coordonner les programmes d’actions.
Auparavant, le volet agricole avait déjà une forte dimension et dans ce nouveau contrat 2017-2021, l’agriculture est encore plus importante, mais la stratégie de mise en place des actions est différente. Face aux déceptions issues de la mise en place des MAE, il a été choisi de laisser la place à l’accompagnement individuel.
Cet accompagnement personnalisé de chaque agriculteur a pour but de les inciter à faire évoluer leurs pratiques en proposant un soutien gratuit en fonction d’un projet d’exploitation co-construit « agriculteurs-SIAEP-Chambre d’agriculture-technicien agricole au choix de l’agriculteur ».
Les engagements des agriculteurs dans cette démarche leurs permettent d’accéder aux autres actions du contrat qui sont proposées, à savoir : les haies, les éléments filtrants et les zones tampons, les assolements et rotations pour limiter les risques de transferts et améliorer l’autonomie fourragère. Tout comme le suivi des reliquats azotés et la possibilité d’obtenir des subventions d’aménagement de milieux aquatiques.
Toutes ces actions s’appuient sur l’intérêt qu’ont les agriculteurs à bénéficier gratuitement de ces mesures, grâce au soutien des 11 structures signataires de ce contrat.
Enfin, au niveau de la communication, les signataires ont pris l’option d’attirer l’attention des agriculteurs et des élus du territoire sur la question de la qualité de l’eau et de potentiels horizons réglementaires.

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