Une alimentation durable, c'est possible

Une alimentation durable, c'est possible

Une alimentation durable, réduisant de 30% les émissions de gaz à effet de serre, est possible sans trop modifier nos habitudes culinaires selon des chercheurs qui attirent tout de même notre attention sur les indispensables nutriments.

Pour être qualifiée de durable, notre alimentation doit bien sur avoir une faible empreinte environnementale mais également respecter nos besoins nutritionnels, être acceptable culturellement et abordable financièrement. Mais est-ce vraiment possible?   Pour apporter une réponse, des chercheurs de l'Inra et de l'Université d'Aix-Marseille ont modélisé nos menus en prenant en compte le contenu des Caddies de 1.899 adultes, l'impact carbone des 402 aliments les plus consommés en France, les prix moyens de chaque aliment ainsi que leurs qualités nutritionnelles.

Premier constat, l'objectif d'une réduction de 30% des gaz à effet de serre serait le plus adapté à notre mode alimentaire. Car "pour qu'un régime soit "durable", il se doit d'être réaliste", note Nicole Darmon de l'unité mixte de recherche Inserm/Inra en nutrition humaine à Marseille et coauteur de l'étude publié vendredi dans la revue Public Health Nutrition. Pour atteindre cet objectif, il faut en priorité réduire les viandes, surtout la viande de ruminant (il faudrait en manger 10 fois moins), et les charcuteries.Au total, les viandes doivent être diminuées de 27%. Les féculents, les fruits et légumes multipliés par 1,5. Les poissons aussi ont la part belle dans ce menu écologique. "Surtout pour leur apport en acides gras, les Omega 3 qui ne sont fournis par rien d'autres", précise la chercheuse. Mais surtout, selon l'étude, il faudra respecter avec attention les apports conseillés en nutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras essentiels, antioxydants, acides aminés ...).   

"Quand on simule une baisse de l'impact carbone on a tendance a avoir une dégradation de la qualité en nutriment", note la chercheuse.   Mais pas d'inquiétude, "Si on suit les recommandations du Plan national nutrition santé (PNNS), on arrive à couvrir les besoins nutritionnels", précise la chercheuse. "Parfois la nutrition est réduite à juste garder intact l'apport calorique ou au moins l'apport en protéine", s'inquiète la chercheuse. "Ce n'est pas une garantie, loin de là, de l'apport nutritionnel". Selon la chercheuse, pour aller plus loin que ce 30% de réduction des gaz à effet de serre visé, on ne peut pas compter sur l'alimentation car il ne faut pas tomber dans les régimes alimentaires extrêmes. Il faut chercher d'autres moyens de faire baisser l'impact carbone comme les modes de production.

Source AFP

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Commentaires 3

49

Arrêtons déjà l'urbanisation massive car ce sont les sols et l'agriculture en générale qui capte le carbone et évite le réchauffement mais sa on l'oublie.
Attention ! la campagne va ce révolter pas tard.

acide

bien que je soit tres souvent d'accord avec toi carckers , je pense que sur ce point tu te trompes i y a aura toujours quelqu'un pour produire

Crakers beulin

Les chercheurs cherchent et sont bien payes pour ça, les paysans eux ne se paient plus, alors continués a chercher bientot il n'y aura plus personne pour produire...

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