Une bouffée d’oxygène

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Une bouffée d’oxygène
Didier et Chantal ont misé sur l’avenir. Ils avaient fait au mieux pour préparer l’installation de Florian et feront pareil pour Guillaume. « Les associés en place ont aussi un rôle à jouer dans l’installation d’un jeune. » © Loire-Atlantique Agricole

Témoignage : La remontée du prix du lait et le beau temps contribuent à redonner le moral aux éleveurs laitiers.

Le Gaec Roc’h’avel* de Rougé respire la joie de vivre et le bonheur d’être éleveur. Qu’on ne s’y méprenne pas, eux aussi ont connu la crise du lait mais c’est ensemble et soudé qu’ils ont pu la passer.
Didier Métayer, le père, Chantal, la mère et enfin, Florian, le fils cadet sont juchés avec leurs montbéliardes sur les hauteurs de Rougé. En arrivant dans la ferme, le chemin est temporairement barré : c’est l’heure de la mise à l’herbe (lire aussi en page 4). Sourire aux lèvres, Didier est heureux au milieu de ses vaches. Florian le re­joint : le même sourire. Le moral est là. Ce jeune homme de 26 ans s’est installé avec ses parents en 2008. « Je ne voyais pas les choses autrement », consent-il. Fier et passionné, Florian s’occupe des animaux, de la génétique et fait des concours. « C’est toujours un challenge. On peut se confronter en toute convivialité. » Cet esprit « convivial », Didier le retrouve dans le canton. « Nous sommes dans un canton dynamique. Le concours de labour est fédérateur. »

Motivation, envie et vigilance

Si aujourd’hui, le moral est bon, les associés du Gaec ont accusé le coup en 2009. « On est
passé de 350 €/1000 litres à 250 €/1000 litres et le banquier qui se demandait pourquoi le salaire avait baissé. Le calcul a vite été fait », s’exclame Didier. Ce « manque de confiance » les éleveurs s’en souviennent : « c’est tout juste si ce n’était pas de notre faute. » « Et les laiteries ? Heureusement avec la mise en place de l’APLBL, on a eu plus de poids. » Ce qui les a fait tenir bon : la motivation, leur union, leur envie de vivre de leur métier. Alors au­jour­d’hui, les prix remontent : « c’est une bouffée d’oxygène. On a l’impression de travailler pour nous. » Mais même si les éleveurs misent sur l’avenir : projet d’installation de leur deuxième fils Guillaume et de robotiser la traite, la vigilance reste de mise avec une question qui sera toujours présente : « À quel prix ? »

Delphine Bisson

*Le rocher du vent

EN CHIFFRES

Gaec Roc’h’avel
Trois associés : Didier, Chantal et Florian et leur 2e fils Guillaume en contrat pro.
En lait : 650 000 litres de quota, et 150 ha de cultures.

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