Une exploitation bien reprise et mise en valeur

CA 63 BOISSIER

Une exploitation bien reprise et mise en valeur

Une rencontre sur la transmission des exploitations s’est tenue à Thiers, à l’initiative de la Chambre d'Agriculture. Témoignage d’un jeune installé à Tours-sous-Meymont.

Une exploitation bien reprise et mise en valeur

Installation hors cadre

En collaboration avec un agriculteur qui voulait arrêter son activité pour raison de santé, Nicolas Jourdan avec l’appui de son épouse, s’est installé en production avicole, avec vente à la ferme et sur des marchés.

Venu d’une autre région, non issu d’un milieu agricole, mais totalement désireux de s’installer en agriculture, Nicolas Jourdan a tout mis en œuvre pour réussir.

Pour bien faire, il a suivi un stage de parrainage, qui lui a permis de « tourner avec mon cédant sur tous les marchés. Je n’ai donc pas eu de trous dans la production. » Un passage cependant un peu difficile, « car il s’agit de cohabiter avec l’ancien, de remplir beaucoup de papiers. » Et ce en n’étant pas encore vraiment maître chez soi…

Son cédant sortait 3500 poulets. Il en produit aujourd’hui 7000, ainsi que des dindes, des canards et des oies. Son conseil pour des postulants à l’installation ? « S’accrocher ! Et fonctionner en sorte de garder un peu de temps pour soi et la famille… »

Les questions des participants

Son témoignage a suscité nombre d’interrogations, de la part des participants à la journée Transmission, organisée par la Chambre d'Agriculture/ Pra Dore-Bois Noirs et Livradois-Forez (voir article page XX)

Question : Votre intégration dans une commune, une région que vous ne connaissiez pas, a-t-elle été facile ?

Réponse : C’est avec l’école qu’on s’est intégré, grâce aux enfants. On a participé à la vie de la commune.

Q : comment gérez-vous votre travail ?

R : Mon épouse travaille beaucoup. Elle assure la plupart des marchés, à charge pour moi de faire ceux qui sont les plus prenants, comme par exemple Cébazat, à côté de Clermont-Ferrand.

Q : Que représente votre temps de travail ?

R : Je m’occupe des volailles, ma femme part à 7 h. On essaie de grouper la tuerie qui nous prend de 6 h à 22 h.

Q : Comment s’est passée votre intégration dans le milieu agricole ?

R : J’achète des céréales aux agriculteurs. Je n’ai pas besoin de beaucoup de matériel, mais cependant j’adhère à la CUMA de Tours-sous-Meymont.

En conclusion de ces échanges, Nicolas a relevé avoir du « regagner la confiance des clients, car le cédant s’était un peu fâché tout le monde. » Et de donner un conseil « celui qui s’installe ne doit pas négliger la possibilité d’étendre son exploitation » Et de dire : « Je suis satisfait d’avoir repris cette exploitation. Ce sont les papiers à remplir qui sont le plus difficile. Mais on y arrive ! »

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