Une liste FDSEA-JA rajeunie à près de 60 %

PATRICIA OLIVIERI

Les 31 candidats de la liste FDSEA-JA, dont 18 (visualisés avec un astérisque) nouveaux.
Les 31 candidats de la liste FDSEA-JA, dont 18 (visualisés avec un astérisque) nouveaux.

Avec une moyenne d’âge de 42 ans, la liste commune présentée ce jour par la FDSEA et les JA mise sur la jeunesse alliée à l’expérience pour défendre l’agriculture cantalienne.

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C’est ce mercredi, 13 jours avant l’échéance officielle de dépôt des candidatures, que la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs, associés pour les élections aux chambres d’agriculture, doivent présenter les 23 noms (21 titulaires et deux suppléants) qui composent leur liste commune de candidats dans le collège 1, celui des exploitants, à l’occasion d’une nouvelle réunion d’arrondissement à Aurillac avec Thierry Roquefeuil, président de la FNPL. Vingt-trois agriculteurs et agricultrices auxquels s’ajoutent quatre anciens exploitants (deux titulaires, deux suppléants) qui porteront les couleurs de la FDSEA dans le collège 4, et quatre autre noms pour le collège 5e, celui des groupements. “Nous avons demandé à tous les cantons du réseau FDSEA-JA de proposer les noms de personnes qu’ils verraient pour les représenter”, explique Patrick Bénézit, qui, avec son homologue des JA, Benoît Aurière, conduit cette liste des exploitants.

Une liste aux équilibres multiples

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“On a tenu à avoir des gens proches du terrain, proposés par les responsables syndicaux locaux et qui aient les compétences pour aider la profession à conduire les dossiers, de plus en plus durs et complexes, en faveur des agriculteurs du Cantal. Le choix de nos deux conseils n’a ensuite pas été facile car nous souhaitions qu’au-delà de cet équilibre géographique, toutes les productions soient représentées dans le cadre d’une liste féminisée et rajeunie”, poursuivait-il. Une feuille de route qui, concrètement, se traduit par douze nouvelles têtes dans la liste des exploitants (18 sur 31 en tenant compte des candidats des deux autres collèges) et une moyenne d’âge sensiblement abaissée (42 ans). L’équipe compte sept femmes pour 16 hommes, dix sont éleveurs de vaches allaitantes, quatre producteurs de lait spécialisés, six autres sont en système bovins mixte (lait-allaitant dont un en système Tradition salers et un producteur de saint-nectaire fermier), deux ont un troupeau bovin et un atelier de diversification (caprins ou porcs) et un est moutonnier. Même souci de représentativité des différentes races allaitantes présentes dans le département avec huit éleveurs de salers, quatre d’aubracs, trois de limousines et deux de charolaises. Réunis vendredi dernier à Laveissière, les 31 candidats ont réaffirmé leur programme : “Continuer à défendre tout ce qui a été engagé ces derniers temps , tous les efforts en faveur du prix du lait, des plus-values AOP, du prix de la viande. Il ne peut pas y avoir d’agriculture sans ça.” “C’est un combat du prix très dur, avec en face de nous, des gens qui n’ont absolument pas les mêmes intérêts”, a pointé du doigt Patrick Bénézit, rappelant les deux autres priorités syndicales. À savoir obtenir une Pac en faveur de l’élevage et de la montagne et “arriver à faire reculer les contraintes qui aujourd’hui bloquent la compétitivité des exploitants”. “On arrive à une société qui estime que deux sangliers valent plus qu’un champ de maïs, on peut dès lors se poser un tas de questions”, assène le patron de la FDSEA. Il y a énormément de réglementations à faire évoluer, à commencer par des normes environnementales qui souvent desservent l’environnement.”

Ticket commun jeunes-aînés

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Un constat que partage son cadet des JA, Benoît Aurière : “Notre objectif est de lever les freins qui handicapent l’installation, cela passe par un parcours à l’installation simplifé et adapté mais aussi par des réglementations environnementales moins contraignantes. Aujourd’hui, des jeunes sont rebutés et préfèrent ne pas s’installer, en production hors sol notamment, du fait de ces exigences.” Le syndicat jeune a, une nouvelle fois, choisi un ticket commun avec les aînés de la FDSEA “parce que l’union fait la force”, déclare son président. “Dès lors qu’on arrive à avoir un terrain d’entente, c’est pour nous évident de conduire ensemble ces élections avec cette liste qui présente l’avantage d’être composée de gens répartis sur tout le territoire, de différents âges, et reflétant différentes visions de l’agriculture. C’est un atout pour nous, jeunes agriculteurs, d’apporter notre vision de l’agriculture cantalienne de demain et de la confronter à l’expérience de nos aînés.”

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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