Une majorité d'agriculteurs inquiets face à leur avenir

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Une majorité d'agriculteurs inquiets face à leur avenir
Un maraîcher sur trois déclarent toujours des situations économiques mauvaises ou très mauvaises.

D’après le dernier baromètre de conjoncture agricole Fnsea-Ifop*, réalisé à la mi-juin, la majorité des agriculteurs restent pessimistes sur l’avenir de leur activité. Un pessimiste lié au contexte de crise économique mais aussi au changement de gouvernement, alors que la santé globale des exploitations s’améliore.

Un printemps propice à l’emploi de CDI

Une majorité d'agriculteurs inquiets face à leur avenir

Le retour à une stabilité économique dans les exploitations a été profitable à l’emploi en agriculture. Dans le dernier baromètre de conjoncture agricole Fnsea-Ifop , 3% d’entre eux affirment avoir embauché des CDI au cours du printemps et renouvelle ce taux d’intention d’embauche pour l’été.  De même, le pourcentage de ceux qui prévoient de supprimer des postes permanents est au plus bas depuis 2008 et concerne surtout les secteurs en difficultés, notamment l’arboriculture.

Maraichers, viticulteurs et horticulteurs sont les plus grands « recruteurs » en CDI de ce premier semestre. Ils sont près de 10% à avoir signé ce type de contrat.

En ce qui concerne les saisonniers, le volume d’emplois reste stable.  12% des exploitations interrogées ont recruté en moyenne 2,4 salariés ce printemps. Cet été, comme les précédents, 10% des exploitations ont l’intention de recruter des saisonniers.

Depuis deux ans, l’optimisme des agriculteurs allait grandissant, passant de 75% de pessimistes en 2010, à  52% en mars 2012. Pourtant, cette tendance positive a subi un coup de frein en juin, le taux d’optimistes reculant de trois points dans le baromètre de conjoncture agricole Fnsea-Ifop.

dificultés

Une baisse que la Fnsea attribue au conteste économique et social mais aussi politique. Cette enquête révèle en effet la faible confiance des exploitants agricoles envers le gouvernement que ce soit dans ses mesures économiques globales (73% n’ont pas confiance) que dans la prise en compte des enjeux agricoles. 80% des exploitants estiment en effet que le nouveau gouvernement ne prend globalement pas en compte leurs préoccupations. A noter qu’ils étaient déjà 76% dans l’enquête de mars 2012.

La santé globale des entreprises agricoles s’améliore

Pourtant, la santé globale des entreprises agricoles s’améliore. D’après ce même baromètre, les exploitants n’étaient plus, au mois de juin, que 21% à estimer avoir eu des difficultés « assez ou très importantes » ces derniers mois. Un tiers des arboriculteurs, maraichers et exploitants de Midi-Pyrénées ont toutefois encore déclaré de nouvelles pertes économiques au cours de ce printemps.

La moitié des exploitants agricoles évaluent aujourd’hui leur situation économique comme acceptable et 28% la juge bonne ou très bonne, soit 4 points de plus qu’en mars 2012 et 13 de plus qu’en octobre 2010. Pourtant, plus d’un arboriculteur sur deux et un maraîcher sur trois déclarent toujours des situations économiques mauvaises ou très mauvaises. Les exploitations du Sud-ouest semblent également plus en difficulté.

Par ailleurs, 73% des agriculteurs estiment que l’été n’aura pas d’impact sur leur situation financière, quelque soit le type de production.

situation
* Réalisé du 11 au 16 juin auprès de 1.505 exploitants

Source Fnsea-Ifop été 2012

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Commentaires 1

duracuire

la situation est trés disparate entre les productions,pour les céreales : gardons un prudent optimisme !!pour le pruneau les inquietudes sont trés grandes,cette production n'est plus economiquement rentable:baisse des prix et forte augmentation des charges(carburant et salaire!!)c'est la mort inévitable en france de toutes les production employant de la main d'oeuvre

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