Une maternité sereine avec le Service remplacement

Christian FOURNIER

Patricia Crouzet a fait appel au service de remplacement pour son congé maternité. Témoignage.

: Patricia Crouzet et sa petite Clémence, un adorable bébé âgé d’un peu plus de deux mois.

À la naissance de Stanislas, son premier enfant, Patricia Crouzet était auxiliaire de vie sociale, avant de se tourner vers l’agriculture, de passer son BPREA et de s’installer en Gaec au Vialard de Faverolles. Pour son second enfant, elle a décidé de faire appel au Service de remplacement départemental. Le responsable de secteur, Christophe Vidal, lui donne alors la marche à suivre pour bénéficier de son congé  maternité qui s’adresse aussi bien aux exploitants qu’à leurs salariés. Son remplaçant, Nicolas Fanguin, qui réside à Paulhac, se présente alors comme convenu pour prendre la relève. Du 4 février au 4 juin, il accomplira son remplacement avec la mère de Patricia. La jeune maman a ainsi pu prendre du repos avant son accouchement et après la venue au monde de Clémence, le 21 mars dernier.

“Je n’en pouvais plus”

Le Gaec de Fonfrede est un Gaec mère-fille exploité depuis trois ans, date de sa création, par Patricia Crouzet et sa mère, Régine Bigot. Sur une SAU de 80 ha, dont cinq de maïs, les deux femmes possèdent une référence de 261 000 litres AOP et lait cru que produisent des montbéliardes qui disposeront très bientôt d’un nouveau bâtiment en construction de 50 places sur caillebotis avec une salle de traite en épis. Elles élèvent aussi une dizaine de vaches allaitantes. Avec sa mère, Patricia a l’habitude de partager indifféremment toutes les tâches d’une exploitation : la traite, l’alimentation des animaux, leur manipulation. La conduite des engins agricoles est plutôt du ressort de son mari et de son père qui leur donnent un coup de main si nécessaire. “Au niveau de la traite surtout, je n’en pouvais plus”, se rappelle Patricia qui avoue avoir ressenti un grand besoin de se reposer. “Nicolas était disponible à souhait et il a été vraiment polyvalent. Je ne me suis occupée de rien sinon de signer son contrat et les chèques de fin de mois. En plus, ce service est très abordable, considère-t-elle : 9,18 € par jour à la charge de l’exploitant, c’est intéressant… Pour accomplir ses heures, on s’arrangeait en fonction de ce qui convenait le mieux aux uns et aux autres et il n’y avait jamais eu aucun problème. Si c’était à refaire, je le referais,” lance-t-elle, sans l’ombre d’une hésitation. Ce temps qu’elle a eu pour elle lui a permis d’aborder la fin de sa grossesse et sa seconde maternité avec beaucoup de sérénité.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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