Union Européenne : Le débat sur l'avenir de la PAC démarre dans la discorde

SC

Les pays européens restent plus divisés que jamais sur l'avenir de leur politique agricole commune (PAC), augurant de discussions très difficiles lorsqu'il s'agira de décider de son budget.

« Nous ne sommes pas tous d'accord sur ce qu'il faut faire », a reconnu devant la presse le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier, à l'issue d'une réunion de deux jours avec ses collègues européens à Annecy. « Les opinions sont contrastées sur le budget de cette politique, sur les outils et les moyens, mais tout le monde veut conserver la PAC » résume Michel Barnier.

La France avait tenu à lancer le débat sur les objectifs futurs de la Politique agricole commune, avant que ne s'ouvrent l'an prochain ou en 2010 les discussions sur le futur budget de l'UE après 2013.

Lors de leur réunion, les ministres européens ont publié une déclaration qui souligne leur convergence de vues sur des principes généraux, comme la nécessité pour la future PAC de nourrir les hommes, en produisant plus et mieux, dans le respect de l'environnement. Mais le texte souligne aussi que « les réponses sont plus nuancées sur la façon d'atteindre ces objectifs ».

Bilan de santé : Un compromis mi-novembre ?

La France ne repart pas les mains vides d'Annecy. La République tchèque, qui figure pourtant dans le camp des libéraux en matière agricole, a accepté de poursuivre le débat lorsqu'elle prendra la présidence de l'UE au premier semestre 2009. Mais le ministre tchèque de l'Agriculture, Petr Gandalovic, ne se fait guère d'illusion: « Cela ne va pas être une mince affaire d'essayer de réduire les divergences d'opinion qui pour le moment sont très grandes ».

En attendant la bataille sur le budget 2013-2020, les pays européens doivent se mettre d'accord sur une réforme intermédiaire elle aussi controversée du fonctionnement de la PAC. Un « bilan de santé », qui prévoit notamment la suppression progressive des quotas laitiers et une réduction des aides directes à la production. M. Barnier estime qu'un compromis peut être trouvé mi-novembre.



Source AFP

Publié par SC

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