Variétés confirmées et nouveautés

Guillaume de Werbier

Cette année, les PMG sont plus élevés, note Luc Mainguy. Il en tiendra compte et sèmera à 121 kg, au lieu de 100 kg / ha habituellement.
Cette année, les PMG sont plus élevés, note Luc Mainguy. Il en tiendra compte et sèmera à 121 kg, au lieu de 100 kg / ha habituellement.

L’implantation des blés devrait débuter dans les prochains jours dans le département. Les sacs de semences attendent patiemment sous les hangars de stockage. Les semoirs sont prêts à être attelés. Préparatifs à Jans.

«Nous sommes en train de terminer les semis de couverts végétaux, a-vant sarrasin, maïs et tournesol. Pour la semaine prochaine on prévoit de récolter le maïs grain. » À ces chantiers de rentrée, succéderont bientôt, pour Luc Mainguy, agriculteur en Gaec avec son frère, à Jans, la période des semis de céréales.
S’il est encore tôt pour entamer les semis de blé, la préparation du sol, elle, est commencée depuis longtemps. Luc a fait un premier déchaumage au cover-crop (3,50 m de large) de ses parcelles en août. « Ça permet de couper les pailles et de bien faire lever les mauvaises herbes. » Un deuxième déchaumage, avec un cultivateur (de marque Kongskilde ; 4 m), a eu lieu en septembre. « Là, je travaille plus en profondeur. Le cultivateur prépare bien la terre et détruit en même temps ce qui est levé. » Si le terrain est vraiment sale, l’agriculteur fait ponctuellement un traitement chimique pour venir à bout des vivaces, soit sur une parcelle en particulier ou sur le tour d’un champ. « On essaye d’avoir recours le moins souvent possible au traitement chimique. »
Quand des graminées, trop difficiles à détruire, sont présentes, quand la préparation de sol se fait plus tardivement, ou lorsque la terre est trop humide, il arrive que l’exploitant utilise la charrue. « J’espère que cette année, on n’en aura pas besoin : ça demande beaucoup plus de temps et c’est beaucoup plus coûteux. »

Taux de protéines à surveiller

Pour le choix de ses variétés de blé, Luc Mainguy n’hésite pas à dire qu’il regarde de près le potentiel de rendement. Le blé qui l’intéresse, c’est celui qui sort le plus de quintaux / ha ! Ce critère est primordial, mais d’autres sont aussi essentiels à ses yeux comme la résistance à la maladie et à la verse. « On regarde la qualité du grain : le poids spécifique et, depuis quelques années, le taux de protéines. Suivant ce taux de protéines, on peut avoir des pénalités importantes sur le prix de vente. Pour que le blé soit exportable, le taux minimum est de 11 %. »
L’exploitation a opté pour des semences certifiées de blé pour avoir un choix variétale plus important. Selon les années, les associés sèment entre cinq et six variétés. « On garde les valeurs sûres qui nous conviennent. » Mais ils ne laissent pas tous leurs œufs dans le même panier. « Chaque année on prend une à deux variétés nouvelles. Cette année par exemple on a pris Scénario et Cellule, des variétés récemment inscrites. Elles ont un très haut potentiel de productivité, un excellent PS, et une très bonne résistance à la verse. »
Luc Mainguy possède un semoir Lemken (3 m) combiné à un petit déchaumeur à disques indépendants Heliodor. Ce dernier vient émietter la terre et détruire les jeunes adventices. Derrière, un rouleau sillonneur prépare la mise en terre de la graine, faite par deux disques ouvreurs. « S’il y a beaucoup de débris végétaux, le travail en profondeur est plus régulier qu’avec un soc. Ça permet d’aller à 10 – 12 km / h. Avec une herse rotative, on serait plutôt autour de 6 km / h. Mais le semoir Lemken associé au déchaumeur Héliodor, est un équipement assez lourd. Quand la terre est trop humide, on utilise de nouveau de la charrue. »
Le producteur table en moyen-ne sur quinze jours pour semer ses 95 ha de blé. Ce chantier se déroule généralement entre le 15 et le 30 octobre. « Si c’est fait sur cette période-là, la densité sera de 220 grains / m2. On augmentera la densité après la Toussaint. »

PMG élevé

Le poids de mille grains (PMG) étant cette année très élevé, le nombre de kg / ha sera plus important, observe Luc Mainguy. « Suivant les variétés, ici, on est entre 46 g et 55 g / 1 000 grains. D’habitude, on est plutôt autour de 45 g, ce qui fait environ 100 kg / ha. Avec 55 g, on devra semer à 121 kg. »
C’est plus tard dans l’automne, au stade 2-3 feuilles de la céréale, que Luc Mainguy retournera, si nécessaire, sur une partie des parcelles pour un désherbage afin de limiter la concurrence des adventices vis-à-vis de la culture. « Quand on intervient sur des adventices très jeunes, les doses de matière active sont relativement fai-bles. » Et Luc Mainguy d’insister : « À travers, entre autres, l’allongement des rotations et la pratique des faux semis, on essaye d’utiliser plus d’agronomie et moins de produits phytosanitaires pour lutter contre les adventices ».

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier