Vendée : Agronomie : Dans le bocage, mettre les bouchées doubles

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Les agriculteurs du bocage ont, ces derniers jours, l'oeil rivé sur la météo et le pied sur l'accélérateur. Si les terres sont réchauffées, les ponts de l'Ascension, et le lundi de Pentecôte, ne seront pas chômés. Il faut ensiler l'herbe et semer les maïs.

Cette année, les semis de maïs et les ensilages démarrent lentement, la pluie venant jouer les troubles fêtes et rendant les terrains trop humides. A la faveur des éclaircies du pont du 1er mai, les premières fauches de l'herbe ont démarré dans des terrains portants et drainés. En début de semaine, les ensilages suivaient dans la foulée. Dans le canton du Poiré-sur-Vie, les chantiers ont tout juste commencé en début de semaine. Au Poiré-sur-Vie, la Cuma «La Providence» doit avaler 200 ha d'herbe. Lundi, Jacky Bouillé, producteur de viande a sorti deux tracteurs de 120 cv, et deux bennes de 16 m3 avec double essieu. Toute la journée, les tracteurs ont, dans un ballet ininterrompu, déchargé l'herbe au silo. «Elle est un peu humide et grasse », constate Jacky : «on a commencé par les terrains les plus portants et drainés, ça accroche un peu dans les fonds de champs, mais ça passe ». A quelques kilomètres, Jean-Luc Chauvin, prépare des terrains pour semer son maïs. Là aussi, c'est un peu la course contre la montre : il a 19 ha de maïs à semer : seulement 10 ha sont prêt à être ensemencé cette fin de semaine, si le temps le permet bien sûr. Et c'est bien là le problème, entre chaleur, orage et pluie : difficile de passer à travers les gouttes.

Lundi, avant d'attaquer la fauche de l'herbe programmée le lendemain, il labourait une parcelle de 6 ha. «C'est un ray-grass de 18 mois, sur lequel j'ai épandu du fumier. Il faudra ensuite passer le cover-crop. J'espère semer mon maïs samedi. Mais, c'est surtout pour la récolte de l'herbe que le temps incertain nous handicape. Quand l'herbe est fauchée, il faut rapidement la récolter. »
Dans la commune voisine de Beaufou, la Cuma «Bienvenue » est également à pied d'oeuvre. Le chantier d'ensilage d'herbe représente 360 ha. Lundi, Jean-Noël Charrier a juste démarré les premières coupes dans un champ de 6 ha. «On n'a pas pu rentrer dans les parcelles plutôt », explique le président de la Cuma. «On a reçu 35 mm la semaine dernière et les terrains étaient impraticables. On peut juste rentrer ce lundi dans les terres drainées. Pour les parcelles en terrains non drainés, il faudra attendre lundi 11 mai. A raison de 30 ha par jour, on pense mettre entre 12 à 14 jours, selon la météo. »

Pour Patrice Visage, responsable des conseillers du nord bocage, le retard pour les ensilages pose beaucoup moins de problèmes qu'il y a une dizaine d'années : «les surfaces d'ensilage d'herbe ont diminué face aux difficultés de récolte et la qualité qui n'était pas toujours au rendez-vous. Depuis, les éleveurs privilégient le maïs ensilage et le maïs grain. Par contre, les surfaces consacrées à l'enrubannage ont augmenté. Ce sont des produits de meilleure qualité et qui se récoltent en juin. Le méteils, ont également en partie remplacé des surfaces consacrées à l'ensilage d'herbe. Ils se récoltent également en juin.»

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