Vendée : Déchets : Un bâtiment de verre et d'acier pour Trivalis

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Trivalis, le syndicat mixte départemental d'études et de traitement des déchets ménagers et assimilés de la Vendée Trivalis dispose désormais d'un siège à la hauteur de ses ambitions.

Trivalis était jusqu'en juin dernier locataire des bureaux du Crédit agricole situés au-dessus de son agence, place de la Vendée à La Roche-sur-Yon. Il a désormais pignon sur rue à deux pas du rond pont de l'Atlantique. A la banque verte, le syndicat a en effet acheté « pour un prix très raisonnable » un terrain situé auprès du siège de la caisse régionale route d'Aizenay. Au même moment, Vendée expansion qui a assuré l'assistance à la maîtrise d'ouvrage et avec qui Trivalis partage des espaces communs, a réalisé le même type d'opération. L'ensemble, aux angles aigus et aux façades de verre et d'acier est résolument moderne mais ne se voit cependant pas de la rocade nord, protégé qu'il est par un haut talus
« Les touches architecturales donnent un élan discret à l'immeuble et la distribution intérieure autour du hall d'accueil est simple, claire et lisible pour chacun de nos visiteurs » a commenté Yves Auvinet, président de Trivalis, vendredi dernier lors de l'inauguration officielle. Inauguration à laquelle avaient été invités les élus de Vendée mais pas les entreprises prestataires de traitement de Trivalis et aucune association de préservation de l'environnement. « C'est un choix de notre bureau et
vous comprendrez sans nul doute les motivations de vos élus », s'est contenté d'indiquer Yves Auvinet dans son discours.

Ni gris ni austère

Le choix des coloris veut signifier que « même le monde des déchets n'est pas obligatoirement austère et gris ». Le personnel apprécie en tout cas l'éclairage naturel, le voisinage arboré et surtout la facilité du stationnement.
Cette inauguration a aussi été l'occasion pour Yves Auvinet de faire un point sur les missions qui sont confiées à Trivalis en présence de tous ses partenaires, aux premiers rang desquels se trouve la chambre d'agriculture. « Partenaire fidèle de tous nos débats depuis toujours, vous avez un rôle primordial », a salué le président en regardant Christian Aimé. « Et vous aurez encore un rôle important dans cette chaîne de traitement en récupérant demain les composts normés de nos usines de tri mécano-biologique ».
Ce « demain » se rapporte en effet au fait que depuis quelques jours Trivalis a cessé les livraisons de composts classiques au secteur agricole et exporte désormais la totalité. Ces « composts » issus d'ordures ménagères brutes ne donnaient pas en effet satisfaction aux agriculteurs réceptionnaires car ils ne trouvaient pas dans le produit livré que des matières fermentescibles mais aussi d'autres à la dégradation beaucoup plus lente.

Le compost du tri mécano biologique à l'étude

Bref, « les accords sont trouvés, les conventions seront entérinées prochainement », a rassuré Yves Auvinet qui, pour « répondre à certaines interrogations », a demandé à ses services de récupérer à travers la France et au-delà des sacs de composts sortis des TMB en fonctionnement avec les fiches techniques et agronomiques à l'appui. « Je tiens à montrer de manière concrète, ce qui se fait et ce qui existe ailleurs . Ce qui ne nous exonère pas, admet-il, de « travailler dans nos collectivités au tri maximum des matières valorisables et à l'élimination systématique de tous les déchets ménagers spéciaux de la poubelle grise ».

« Les choses avancent bien »

Donnant des nouvelles de l'exécution du Plan départemental d'élimination des déchets, le président de Trivalis a informé que les usines de tri mécano-biologique de Saint-Christophe et du Château-d'Olonne sont en cours de consultation. Celle de Corpe est en phase de lancement de la dite consultation et les deux autres, La Roche-sur-Yon et St-Prouant vont voir en cette fin d'année le lancement de la consultation pour le choix du maître d'oeuvre.
Au sujet des CSDU, centres de stockage ou d'enfouissement : « Les choses avancent bien » Enfin, « à tous ceux qui pensent que les choses n'avancent pas assez vite, il a expliqué qu'il s'agit de « dossiers lourds, de procédures longues. A partir du moment où nous avons le lieu, il nous faut quatre ans pour avoir un TMB en fonctionnement et un peu moins pour les centres d'enfouissement. Mais, sachant que les centres enfouissement ne pourront accueillir demain que des déchets ultimes, il faut impérativement que les TMB soient opérationnels pour utiliser nos futurs CSDU ».

Repères

Coût de l'opération
-Acquisitions de terrains : 99.000 €
-Travaux de construction se montent à 2.950.00 €
-Prestations de maîtrise d'oeuvre et diverses : 511.000 €
-Travaux connexes : 125.000 €
Soit au total 3.685.000 € TTC

Trivalis : 431 000 tonnes en 2007
-431 000 tonnes traitées en 2007 dont 52% collectées à domicile ou en point d'apport volontaire et 48% en déchetteries ; 57 % de valorisation ; 70 000 tonnes traitées en « ultimes » dans le département ; 130 000 tonnes exportées.
-55 000 composteurs mis en place pour le compostage individuel
Trois plateformes existantes pour le compostage collectif, et une en cours de construction. Au final 21 plateformes sont prévues au plan.

Nouvelles coordonnées de Trivalis
31 rue de l'Atlantique - BP 605
85015 La Roche-sur-Yon Cedex 15
Tél 02 51 451 451 - Fax 02 51 451 450
Ligne directe 02 51 451 471
Sur Internet : www.trivalis.fr

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