Vendée : Des km de haies à mettre en terre

En novembre on peut réussir la mise en terre de toute essence bocagère… A la condition de ne rien laisser au hasard. Démonstration.

Plantations Une route en bordure d'un lotissement en construction ouvert sur la plaine de Fontenay et aux vents froids du nord est. C'était le site choisi pour ouvrir le bal des démonstrations de plantations 2010, ce lundi à Longèves. Yoann Terrien, et Cécile Leferrec, l'un conseiller de la chambre d'agriculture, l'autre, du Centre régional de la propriété forestière sont juchés sur ce qui sera bientôt la haie. Ils font face à une quinzaine d'agriculteurs, employés municipaux et retraités venus se renseigner. Oh, la plupart d'entre eux n'ont pas attendu cette démonstration pour entreprendre de planter chez eux. Ils avaient déjà vu faire ou entendu dire par ci par là mais des explications méthodiques et claires comme celles d'aujourd'hui, « ça peut pas faire de mal ».
Il faut dire que la chambre d'agriculture et le CRPF ont, depuis 20 ans, acquis un fameux savoir- faire en la matière. La technique est maintenant au point. Et à tel point que Yoann Terrien peut avancer que, plantées dans les règles de l'art, c'est 98 sur 100 de ces plants qui prendront racines et se développeront.

La première de ces règles consiste à préparer le terrain plusieurs semaines à l'avance, avant les pluies abondantes de novembre en tous cas, de manière à travailler de la terre bien ressuyée. Cette préparation inclut la pose du paillage. Et à ce propos la semaine de l'arbre est en 2010 encore plus verte qu'en 1990 car seuls désormais les paillages biodégradables sont subventionnés.
Vient ensuite la mise en terre. Il s'agit d'abord de dégager un trou d'une vingtaine de centimètres de coté dans le paillage, soit environ la taille d'une pelle. S'il s'agit d'une bâche ou d'un paillage artificiel, il convient d'inciser cette bâche et d'y creuser une vingtaine de trous. Pas d'avantage, de manière à ne pas avoir à sortir à l'avance une trop grande quantité de plants et prendre le risque de laisser les racines sécher. Elles ne doivent pas voir le soleil ! Une astuce consiste à les glisser sous la bâche en attendant. Lorsque vient leur tour, le planteur doit les vérifier et, au besoin, tailler les défauts racinaires. De préférence en biseau. Il le place dans le trou de manière telle que le collet se retrouve juste en surface. Il rapporte de la terre tout autour des racines et en tassant d'autant plus que la terre est sèche. Autant dire que la terre rouge et calcaire de Longèves ce lundi 22 novembre ne demandait guère à être tassée…

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