Vendée : Election MSA : Faire vivre un régime utile et attentif à sa population

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A l'heure où les agriculteurs viennent de recevoir leur matériel de vote, Madeleine Durand, présidente de la MSA de Vendée revient sur les enjeux de ce vote et dresse le bilan de son mandat.

L'un des enjeux de ce début d'année sont les élections MSA. Qu'est-ce que ces élections représentent ?

La protection sociale est parfois incomprise par la rigidité de sa législation, sa complexité administrative mais c'est quelque chose d'essentiel. Bien sûr, il faut pour cela encaisser des cotisations mais l'ensemble de ces cotisations servent à financer des dépenses nécessaires pour tous en matière de santé, de famille et de retraite. L'enjeu de ces élections c'est de représenter un poids suffisant pour être entendu dans nos revendications. Il y a ce qui a été obtenu mais il y a bien sûr d'autres actions pour lesquelles il faut continuer à se battre. Il y a encore des carences dans le système de protection sociale et l'objectif est de faire entendre la voix des assurés. Et pour cela il faut aller voter. Voter, c'est d'abord pour être présent dans un débat qui nous concerne personnellement. Notre santé, notre famille, notre retraite, chacun de nous est concerné et impliqué. S'abstenir pourrait, peut-être, vouloir dire que l'on souhaite une protection sociale sans représentant professionnel donc sans élu mandaté qui porte les réalités, le vécu, les spécificités de notre profession et ce serait extrêmement dommage.

Vous arrivez aussi en fin de mandat. Que retiendrez-vous de ces années de présidence et de travail au côté du conseil d'administration ?

Je considère qu'il faut toujours agir avec humilité mais avec volonté et je crois pouvoir dire que le maximum de ce qui pouvait être fait l'a été. Il y a des priorités et des engagements qui ont été les nôtres - le conseil d'administration - pendant ce mandat et nous avons tout fait pour les respecter. En MSA, il y a ce qui nous est imposé et ce, sur quoi nous pouvons agir. Les prestations sociales dépendent du conseil d'administration et donc, il va de soi que les familles agricoles doivent avoir les mêmes aides et prestations que ce qui existent au régime général. En Vendée, on a toujours fait plus avec notamment l'allocation de poursuite d'étude, le complément congés maternité/paternité, un allocation pour les parents qui ont des enfants handicapés et une allocation pour toutes les activités culturelles et sportives et aussi avec les aides exceptionnelles lorsque notre budget, en fin d'année, n'est pas tout utilisé.

Nous avons aussi eu un rôle d'amortisseur de crise. Le monde agricole a connu des difficultés et il y a eu des prises en charge partielles de cotisations, des échéanciers de paiements et des remises sur les majorations de retard. Il y a eu une compréhension de la caisse pour une prise en compte des réalités des irrégularités des revenus. La solidarité, c'est des actes et on a vraiment voulu et fait attention à ne laisser personne sur le bord du chemin. Tout n'est pas possible, c'est vrai. Mais quand nous pouvions le faire, nous le faisions. Etre élu dans une structure c'est forcément y croire, agir et se sentir responsable, de la mission de l'organisme d'une part, et de la maîtrise des coûts de gestion d'autre part. Il nous apparaissait illogique d'aller demander aux assurés ce que nous, nous n'étions pas capable de maintenir et la caisse de Vendée a été la seule du grand ouest à minorer ses coûts de gestion. En ce qui concerne les dates et taux d'appel de cotisation, nous avons toujours été très attentifs et vigilants, à partir du moment où la trésorerie permettait de maintenir l'existant, à les appeler que lorsque nous avions besoin et jamais plus tôt. Ca paraît évident et pourtant ce n'est pas le cas dans toutes les caisses.

Quel regard portez-vous sur ces années ?

Notre motivation a été de faire vivre un régime utile et attentif à sa population. Nous nous devons d'être à vos côtés en prenant en compte les spécificités de la profession. Nous sommes mandatés pour cela et je crois que nous avons fait simplement notre travail. Ce qui est juste doit être nécessaire et pour cela il faut qu'on puisse se mobiliser, agir et être solidaire pour faire avancer les problèmes. Les choses ne bougent pas par chance mais parce qu'on a la volonté et qu'on se donne les moyens de pouvoir agir. En partant, même si tout n'est pas parfait j'ai un peu le sentiment d'un devoir accompli. Pourtant il reste des incompréhensions, des insatisfactions et c'est pour cela qu'il faut bouger des textes et si il y a des élections MSA c'est pour que les représentants qui vont être désignés sont vraiment la voix des assurés.

Quel conseil donneriez-vous aux futurs élus ?
Les valeurs fortes de la protection sociale c'est la responsabilité et la solidarité et elle aura toujours cette vocation là de faire vivre ces deux valeurs qui sont des valeurs fortes dont notre société et l'agriculture ont bien besoin aujourd'hui. Je souhaite que le relais qui va être pris puisse aussi, et je n'en doute pas, poursuivre ce chemin, sans, encore une fois, ne laisser personne de côté.

Source vendee agricole

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