Vendée : Emprise agricole : Sur les toits, pas au sol !

Un mois après Sainte-Hermine, les agriculteurs de Palluau affichent eux aussi « Non au photovoltaïque au sol, oui sur les toits et stop au gaspillage du foncier ».

Après les emprises pour l'habitat, le développement économique et les infrastructures routières, la petite dernière du photovoltaïque au sol, ne passera pas sur le département. Vendredi dernier, le syndicat d'exploitants agricoles de Palluau a manifesté publiquement sur bâche noire, son opposition au projet d'un hectare de panneaux photovoltaïque au sol sur une parcelle agricole et classée en zone économique depuis peu. Une centrale solaire au sol, avec des panneaux orientables, pourrait être installée sur la partie constructible de la parcelle entre deux entreprises. Pour Bernard Clautour, président du SEA, « Nous ne sommes pas opposés au photovoltaïque sur les toits, la priorité est de couvrir les bâtiments existants. Par contre au sol c'est une aberration. Nous y sommes formellement opposés, créer un précédent ici dans cette zone économique et demain comment pourrons-nous stopper les projets sur les autres terres agricoles ? ». D'autant plus, que le niveau des tarifs appliqués pour le photovoltaïque au sol constitue un encouragement à consommer du foncier agricole, ce qui n'est pas acceptable.

A qui la morale ?

Le délégué cantonal, Yvonnick Barranger, va plus loin « Comment pouvons-nous faire la morale aux Indonésiens concernant la déforestation pour planter des palmiers alors que nous, européens, gaspillons des terres arables, productives pour y placer des panneaux photovoltaïque à même le sol ? Mettre du photovoltaïque au sol est une hérésie. Les membres du SEA l'ont bien compris au final, c'est bien de perte du foncier pour l'agriculture dont il s'agit. »

Opposition préfectorale

Joel Limouzin, a interpellé de nouveau le préfet sur cette question, en tant président de la Fdsea, « Le préfet a clairement indiqué son opposition à ce type de centrale solaire au sol. Si les textes ne permettent pas de refuser ce type de projet, il faut alors les modifier et d'ici là le préfet doit prendre ses responsabilités. Accepter ce projet dans cette zone économique, alors que l'agriculture vendéenne perd déjà 2000 ha par an cela reviendrait à accepter demain, de nouveau une emprise foncière supplémentaire pour de nouveau permettre cette fois-ci l'installation de bâtiments accueillant des entreprises et des emplois. »

Source vendee agricole

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier