Vendée : Est-il toujours possible d'entreprendre en production porcine?

Installé en production porcine depuis 2007 au Boupère, Cédric Merlet, s'interroge sur la pérennité de son activité étant donné l'ampleur de la crise.

Jeune agriculteur installé avec un atelier de 160 truies en système naisseur-engraisseur, Cédric Merlet dispose également de 300 places d'engraissement et cultive une dizaine d'hectares de céréales. Il ne manque pas d'idée pour être toujours plus performant et il tente chaque jour d'optimiser son système. Réduire les charges d'exploitation est une de ses principales préoccupations. Il a d'ailleurs récemment investi dans un système de chauffage à sondes, très économe en énergie. « Je cherche sans cesse à améliorer mes performances technico-économiques. J'ai opté pour un système de production en 4 bandes en vue d'avoir de meilleurs résultats. Je cherche également à réduire au maximum les charges de personnel Je n'ai pas de salarié. Mon père me donne un coup de main en prestation de service et l'entraide entre voisins est régulière. Adopter cette gestion me permet de baisser au maximum mes charges. »

Continuer à investir : un choix difficile

Et si la crise perdure ? « Là pas de doute si ma marge reste négative pendant les 6 prochains mois je mets la clé sous la porte. Depuis le début de mon activité, mon revenu disponible est en moyenne de 700 €/mois. Qui peut vivre avec ça ? ». Avec un taux d'endettement frisant les 90 % et un coût de production (environ 1.45 €/kg) toujours au-dessus du prix payé (environ 1.35 €/kg primes comprises), l'exploitation de Cédric ne pourra pas tenir le choc très longtemps. Lorsque l'on évoque le prix au cadran, Cédric Merlet bondit : « Ce que nous voulons, c'est vivre de notre métier. J'ai eu l'occasion d'entendre qu'une hausse du prix de 0.20 €/kg à l'éleveur engendrerait une hausse de 0.06 €/kg au consommateur. Autant dire que les différents maillons de la filière peuvent faire bouger les choses mais en ont-ils la volonté ? ». Le jeune éleveur se veut tout de même optimiste et s'est lancé dans les travaux de mise aux normes bien-être. « Je veux croire en l'avenir et la mise aux normes étaient une évidence pour moi, car c'était une étape incontournable pour être là demain ».

Fiche d'identité de l'exploitation

- Atelier porcin : 160 places en système naisseur-engraisseur
- SAU : 10 ha
- Groupement : Porc Armor
- Filière qualité : Porc océan (70 % de porcs certifiés)
- Coût de production actuel : 1.45 €/kg environ
- Mise aux normes bien-être en cours

Source vendée agricole

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