Vendée : GEC : « Notre priorité : satisfaire au mieux l'utilisateur»

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Le Groupement d'employeurs cantonal s'attache depuis 10 ans à trouver un remplaçant à un agriculteur dans son exploitation en cas de nécessité. Rencontre avec celui de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Deux CDI, un CDD et 6000 heures de travail effectuées sur 12 communes, le Groupement d'employeur cantonal (Gec) de Saint-Gilles-Croix-de-Vie a parcouru un bout de chemin depuis sa création. « Nous avons commencé en 1999 avec un salarié en CDI, se rappelle Patrice Remaud, président du Gec. Nous répondions seulement à des demandes de remplacement suite à des accidents ou à des arrêts maladies. Aujourd'hui, la demande est beaucoup plus forte et les raisons des absences variées : mandat professionnel, vacances, congés paternité, surcroît de travail (voir encadré ci-dessous). Les mentalités ont évolué et les agriculteurs n'hésitent pas à demander un coup de main ou à se faire remplacer pour un ou plusieurs jours. Le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est assez jeune - la moyenne d'âge se situe entre 35 et 45 ans - et les agriculteurs sont, pour beaucoup, installés avec des associés en Gaec. Ils sont déjà habitués à déléguer leur travail. » Et savoir déléguer ou bien se faire comprendre dans les tâches à effectuer sont des valeurs nécessaires lorsqu'ils reçoivent pour une journée ou plus un suppléant du Gec. « Nous recherchons toujours des remplaçants qualifiés titulaires d'un bac pro, voire d'un BTS, car nous voulons proposer à l'agriculteur quelqu'un de compétent. Mais, ils ont quand même besoin d'un temps d'adaptation sur l'exploitation et parfois, il faut être patient. », poursuit le président, également éleveur de vaches laitières Prim'holstein et de volailles en label avec 4 autres associés au Gaec Remaud à Coëx.

Un canton laitier

L'activité du canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est principalement laitière. De ce fait, le Gec doit répondre à des demandes d'aide pour l'élevage en général (soin, alimentation, etc.) et la traite. « Notre priorité est de pouvoir satisfaire au mieux l'utilisateur du Gec. », soutient Alexandra Rabillé, responsable calendrier. Arrivée depuis avril 2008 à ce poste, elle sait de quoi elle parle. Installée avec son mari en élevage laitier et de volailles à L'Aiguillon-sur-Vie, Alexandra a déjà profité des services du Gec en qualité d'utilisatrice. Aujourd'hui, elle sait se mettre à la place du demandeur. « C'est toujours un challenge pour nous : il faut trouver dans un laps de temps réduit un remplaçant pour l'exploitant. Et étant dans le milieu, on mesure l'importance de l'efficacité de ce service », reconnaît-elle.
Benjamin Chaillou et Amandine Brochard sont les deux salariés en CDI du Groupement. Ils sont épaulés, depuis peu, par Anne Richard qui est en CDD, temps plein également. Et oui, la parité prime au Gec de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Est-ce un problème ? « Non, les filles se défendent et souvent mieux vaut une fille qui écoute les instructions, plutôt qu'un garçon qui n'en fait qu'à sa tête ! », plaisante Patrice Remaud. « Certes, je n'ai pas la même force physique qu'un homme, mais je sais aussi bien que lui manier une machine agricole et m'occuper des bêtes. », confie Amandine. Employée au Gec depuis l'année dernière, Amandine partira pour de nouveaux horizons au mois de septembre. « C'est le problème que nous rencontrons au Gec. Nos salariés se forment pendant un an, voire deux ou plus, puis, généralement, s'installent à leur compte ou sont amenés à suivre leur conjoint ou conjointe. Il n'est jamais facile de laisser partir des gens compétents », admet le président.

Amandine Brochard, « la polyvalence des remplacements »

Après avoir suivi un Bepa et un Bac pro au Etablières, Amandine Brochard a poursuivi ses études dans un BTS ACSE (Analyse et conduite des systèmes d'exploitation) par alternance à l'Ireo de La Mothe-Achard. Originaire de Brem-sur-Mer, Amandine travaillait en CDD au Gec de Saint-Gilles-Croix-de-Vie pendant ses vacances scolaires. C'est au retour de son stage de fin d'études au Québec, que Patrice Remaud lui a proposé un CDI à temps complet. « Je n'ai pas hésité car effectuer des remplacements permet de travailler sur plusieurs exploitations et d'être confrontée aussi à bien des ateliers laitiers qu'à des élevages de lapins, de chèvres, de moutons, de porcs, etc. Cette polyvalence est vraiment enrichissante », évoque-t-elle. A terme, peut-être qu'Amandine s'installera. En attendant, « je ne me sens pas prête encore à gérer mon entreprise ». Bonne continuation à elle car à partir du mois de septembre, Amandine quittera, pour de nouvelles perspectives - mais toujours agricoles -, le Gec de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

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