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Vendée : Joël Limouzin, président de la FDSEA : La Fdsea s'engage mais les pouvoirs publics doivent accompagn

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Les élus de la Chambre d'agricultures'étaient prononcés contre la construction du barrage de la Bultière en 1994.

La concentration industrielle ainsi qu'une forte densité agricole expliquent la pollution que connaît le bassin versant. Joël Limouzin, président de la FDSEA revient sur les enjeux de l'amélioration de la qualité de l'eau de la Bultière.

Le « pré-contentieux » européen entre dans une nouvelle phase en ce début d'année. Que risquent les agriculteurs concernés ?

JL : L'Etat risque d'être condamné par les institutions européennes pour ne pas avoir respecté la norme nitrate (50 mg/l) dans l'un de ses barrages. Les agriculteurs du bassin versant seront eux soumis à des mesures de plus en plus drastiques sur le plan des produits phytosanitaires et autres herbicides, fongicides. On pourrait par exemple passer de 100 kilos de phosphore par ha à seulement 70.

Comment la FDSEA envisage-t-elle les MAE ?

JL : La FDSEA s'est engagé dans une perspective assez large pour améliorer la qualité de l'eau. Cette pollution n'étant pas le fait unique des agriculteurs. Nous avons proposé aux différents acteurs une approche d'équilibre de fertilisation qui favorise le rendement des plantes, une utilisation excédentaire du phosphore et de l'azote n'étant pas souhaitable. Ça ne sert à rien d'apporter de l'azote qui serait déjà présent dans le sol. Nous sommes d'accord pour établir une protection autour de la retenue de la Bultière. Cela implique aussi des mesures plus larges et concernant une zone plus vaste que le simple bassin versant. Il s'agit d'apporter des mesures compensatoires conséquentes aux agriculteurs. Les pouvoirs publics doivent accompagner la profession.

Quelles sont les mesures concrètes permettant une meilleure qualité de l'eau ?

JL : Il s'agit de faire de l'épandage à des périodes plus propices, de trouver des solutions alternatives de stockage, d'éviter les ruissellements, d'implanter des bandes enherbées et traiter les effluents et les reliquats d'azote à la sortie de l'hiver. Toutes ces mesures ne seront réalisables qu'avec le soutien des pouvoirs publics.

Source vendée agricole

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