Vendée : L'offre élevage : l'initiative qui réconcilie avec le métier

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Le temps où chaque organisme d'élevage rivalisait d'inventivité pour multiplier les procédures et les enregistrements de toutes sortes est désormais révolu. Grâce à l'effort d'entente auquel ils se sont contraints et qui a débouché sur « l'Offre élevage ».Témoignage d'éleveurs précurseurs qui apprécient cette initiative.

Le gaec La Tonnelle, à Chavagnes-en-Paillers est ce qu'on appelle « une affaire qui tourne » : 450 bovins en permanence dont 100 laitières, 200 place de taurillons plus 30 laitonnes limousines au pâturage dans les côteaux… C'est au total 900 mouvements d'animaux qu'il faut enregistrer par an ! Cette tâche fastidieuse occupait à temps partiel une conjointe collaboratrice de l'un des cinq membres du gaec. Sans compter les 9000 poules pondeuses repro et les 1000 m2 de dindes démarrées.
Lorsque l'un des associés constatait un vêlage, il accrochait un papier au-dessus de la case du veau en indiquant la mère, le père, le poids et les conditions de vêlage. Une fois par semaine la responsable des enregistrements passait collecter les feuilles puis les ressaisissait sur l'ordinateur. « Déjà c'était un sacré progrès », fait remarquer Jean-Emmanuel Boisson, 48 ans, responsable du suivi des troupeaux avec Yannick Gilbert, 42 ans. Mais noter deux fois c'était déjà une fois de trop avec, en plus, « le risque d'erreur au recopiage ».

Tous les organismes réunis : décisif

Ils ont réfléchi un an avant de franchir le pas de l'informatisation intégrale des enregistrements. Pas franchi au 1er août dernier où ils adoptent le système Synel sur leur PC puis à la fête départementale de l'agriculture qui avait justement lieu à Chavagnes. Ils apprennent ce jour là que les partenaires de l'élevage vendéen(*) venaient de se mettre d'accord pour proposer une offre avec un système unique de saisie compatible entre tous. « Là, oui je peux vous dire que ça été une vraie réponse au problème de la multiplication de la paperasse. Une grande avancée. Et là, pour 80 euros, tout compris, nous on n'a pas hésité », s'enthousiasme Jean-Emmanuel.
A tour de rôle les deux associés vantent les mérites de cette innovation. L'un pour se réjouir qu'un clic suffise pour qu'apparaissent toutes les vaches à tarir dans la semaine, un autre clic et il sait quelles sont celles qui arrivent à terme… Son collègue apprécie lui que la seule saisie du numéro d'une ordonnance suffise pour voir apparaître tout son contenu et, lorsqu'un lot de taurillons est fini, les données d'abattage sont directement retransmises au groupement de producteurs. « C'est simple, sans superflu et sans fonction complexe. On ne s'en passerait plus aujourd'hui ». Et cela au bout de seulement six mois !
Ils ont apprécié les conseils de la chambre d'agriculture par l'intermédiaire de Jacques-Martial Bouet, « qui nous a très bien conseillé sur l'offre et sur le matériel à acheter.
« On a opté pour deux Pocket téléphone semblables avec des écrans assez grands. Et tous les téléphones portables du gaec ont été renouvelés à cette occasion».

Le Pocket, pas un gadget

L'épisode de l'étude de marché pour s'en équiper mérite d'ailleurs d'être relaté. Ayant bien conscience qu'il ne s'agissait pas là d'acquérir un gadget supplémentaire mais qu'ils souhaitaient à cette occasion remettre à plat leur système de transmission et d'information pour tout le gaec et ses membres, ils se sont adressés aux trois opérateurs de téléphonie mobile pour qu'ils leur fassent des propositions. Mais voilà, dans deux de ces agences, les commerciaux ne comprenaient rien à ce qui leur était demandé. Trop inédit. Trop novateur. Leurs stages de formation n'avaient pas envisagé que des agriculteurs viennent un jour leur demander une solution globale de gestion de l'ensemble des transmissions de leur entreprise. Ils n'avaient d'ailleurs jamais imaginé que dans le travail d'un agriculteur il puisse y avoir autant d'informations à échanger, et d'enregistrements de toutes sortes à effectuer.

Sur le champ

Dans la pratique les deux détenteurs enregistrent sur le champ tout ce qui doit l'être – « c'est le meilleur moyen de ne pas l'oublier » - puis une fois par jour, lors d'un passage au bureau du gaec, ils branchent leur pocket au PC qui intègre ces nouvelles données, les met instantanément en réseau et actualise du même coup toutes les informations consultables sur le Pocket. « C'est beaucoup mieux que d'avoir tout ça sur un logiciel de son ordinateur, apprécient-ils, car au moins Internet ne tombe jamais en panne. Et si un poste tombe en panne, tout reste toujours accessible depuis un autre poste. Les données sont sauvegardées instantanément et les listes de médicament, par exemple, sont mises à jour sans qu'on ait à la faire. Même chose avec la fertilisation avec Planfum ou les traitement phytosanitaires. Ah vraiment, passer par Internet c'est le bon choix et que tout soit faisable avec un seul outil, ça simplifie vraiment la vie. C'était vraiment LA bonne initiative à prendre ».
Initiative qui peut aussi se révéler être un gage d'avenir car une telle « offre » est de nature à réconcilier avec le métier qu'avaient choisi les éleveurs qui ne passent ainsi plus leur temps dans leur bureau à recopier des chiffres. De nature aussi à intéresser des jeunes. C'est le cas d'un jeune en formation CCTAR en alternance aux Tonnelles. « C'est un passionné de génétique et cette Offre élevage ça convient tout à fait à sa passion ».

Pour découvrir l'offre et faire une demande d'abonnement, aller sur www.agri85.fr. Dans le menu de gauche, cliquer sur l'Offre Elevage.

(*)Les partenaires de l'élevage vendéen : La chambre d'agriculture, le contrôle laitier, bovins croissance, le Gdma et Apis diffusion et les GEDA.

Source vendee agricole

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